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 Grève lycéens

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nath
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MessageSujet: Grève lycéens   Mar 1 Avr - 19:47

Nouveau test pour les lycéens

Après la faible mobilisation du 27 mars, les étudiants manifestent à nouveau mardi contre les suppressions de postes dans l'Education. Le mot d'ordre est national.
Pour éviter les bousculades et les agressions, ils ont renforcé leur service d'ordre.


«Rendez nous nos profs». Les lycéens ont ressorti leurs banderoles mardi. A paris, il ont commencé à manifester à 14h pour protester contre les 8830 suppressions de postes prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2008. «Nos conditions d'études se dégradent de plus en plus. Dans certaines classes de l'Académie de Créteil, ils sont 42 élèves. Bientôt il nous faudra des amphithéâtres dans les lycées» raconte à LCI.fr Florian Lecoultre, président de L'UNL (Union nationale des lycéens).

Depuis la rentrée des vacances de février, des contestations isolées ont agité certains établissements de la région parisienne. La semaine dernière, le mouvement a tenté de s'unir et les syndicats lycéens appellent désormais à des journées d'action nationale.

Jeudi dernier entre 4000 et 6000 personnes avaient manifesté à Paris. Mais l'appel avait été beaucoup moins bien suivi en Province. «C'est normal. Le mouvement a bien pris à Paris, maintenant, il faut que ça prenne progressivement en Province. Et je pense que c'est très bien parti», explique à LCI.fr Alix Nicolet, présidente de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).

Pour le ministère de l'Education nationale, les suppressions de postes correspondent surtout à l'évolution démographique. Il y aurait moins d'élèves donc moins besoin d'enseignants. Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale a déclaré qu'il recevrait les représentants des lycéens à l'issue de la manifestation de mardi. Ce dont doute Florian Lecoultre : «Nous n'avons encore eu aucun contact avec le ministère. Il y a un énorme décalage entre ce que l'on demande au ministre et ce qu'il nous propose. Il dit qu'il ne va pas réduire les moyens, alors que nous on lui en demande plus».

Par ailleurs, les lycéens ont renforcé leur service d'ordre afin d'éviter les bousculades et les agressions qui avaient terni certaines manifestations contre le CPE. «Nous avons essayé de sélectionner dans les établissements des personnes capables de calmer le jeu. On va faire en sorte qu'ils soient repérables avec par exemple des brassards ou des vêtements noirs» explique Alix Nicolet.

La contestation des lycéens sera suivie par certains de leurs enseignants. Les trois syndicats d'enseignants du secondaire de la FSU ont appelé leurs troupes à "participer aux manifestations" mardi aux côtés de leurs élèves. Selon les syndicats lycéens, le mouvement pourrait être reconduit dès jeudi s'ils n'obtiennent pas de réponse satisfaisante de la part du ministère.

Et la seule réponse qui leur soit faite pour l'instant risque de ne pas leur plaire. Dans un entretien à 20 minutes, Xavier Darcos a assuré qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes. "Elles ont été largement discutées depuis août, et votées par le parlement en novembre. Même si je voulais revenir en arrière, je ne peux pas", a déclaré le ministre de l'Education. "Ces défilés reviennent tous les ans ! il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats. Et n'exagérons pas la mobilisation des lycéens. Jeudi ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France. Halte au feu !".

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Dernière édition par nath le Jeu 3 Avr - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mer 2 Avr - 19:29

Mobilisation lycéenne à la hausse

La manifestation parisienne a mobilisé près de 10 000 lycéens.
A Créteil, une conseillère d'éducation a été molestée et les lycéens ont été rapidement dispersés.


"Non, non, non aux suppressions de postes! Oui, oui, oui à notre éducation!». Les lycéens ont ressorti leurs banderoles mardi. A Paris, ils étaient entre 11 000 et 13 000 selon les organisateurs, et 4.500 selon la police, à battre le pavé pour protester contre les 8830 suppressions de postes prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2008. «Nous sommes très heureux, nous avons doublé le nombre de manifestants par rapport à jeudi dernier. Maintenant on appelle à de nouvelles manifestations tant que nous n'aurons pas obtenu de réponses claires» explique à LCI.fr Florian Lecoultre, président de L'UNL (Union nationale des lycéens). Des manifestations plus modestes ont également eu lieu en province. Et partout des enseignants s'étaient mêlés aux cortèges de leurs élèves

Dans le cortège parisien, l'ambiance était plutôt bon enfant, selon les manifestants. Le défilé est parti du Luxembourg à 14h en direction du ministère de l'Education. «C'était un peu désorganisé, avec des lycéens qui arrivent en groupe de partout, mais il y a avait beaucoup de solidarité» a constaté pour LCI.fr Pierre Claustre, le secrétaire général su Snes, présent à l'avant du cortège. Comme beaucoup d'autres manifestants, il est passé à côté d'une voiture qui avait été retourné sur le boulevard Raspail, mais «c'est le seul incident dont j'ai entendu parler» affirme-t-il.

Cependant, des évènements autrement plus graves ont terni les manifestations lycéennes de Créteil où la protestation a tourné court. En milieu d'après-midi, 100 à 150 lycéens ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogène par la police. Cette dernière affirme que les lycéens s'étaient livrés à des dégradations dans deux établissements et sur des véhicules. Selon le rectorat, une conseillère principale d'éducation (CPE) a été molestée à l'occasion de cette intrusion. Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, qui indique avoir téléphoné à la CPE, a rappelé "à leurs responsabilités les professeurs et les parents" et a dénoncé "les actes de violence perpétrés dans les manifestations ou aux alentours des établissements scolaires".


A l'issue des protestations, les étudiants pensaient être reçus par Xavier Darcos en personne, c'est finalement un collaborateur qui les a reçus. «On nous a dit qu'il avait un emploi du temps de ministre ! Les gens qui nous ont reçus ont simplement pris en note nos revendications. On attend toujours que le ministre nous reçoive » explique à LCI.fr Léo Moraud, vice président de l'UNL.

Plus tôt dans la journée, Xavier Darcos avait déjà suscité la colère des lycéens en affirmant dans un entretien accordé à 20 minutes qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes. "Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats. Et n'exagérons pas la mobilisation des lycéens. Jeudi ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France. Halte au feu !".

En ce début de printemps, la tentation est grande pour les lycéens de pronostiquer à leur mouvement un avenir digne de celui qui avait fait reculer le gouvernement sur le CPE (Contrat première embauche). «Mais pour l'instant, on ne veut pas aller trop loin. raconte à LCI.fr Alix Nicolet, présidente de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne). Pour nous le CPE ça reste quelque chose de mythique»

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Jeu 3 Avr - 19:00

Les lycéens ne sont pas fatigués

De nouvelles manifestations ont eu lieu jeudi dans l'Hexagone pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008.
Le ministre a assuré "comprendre l'inquiétude des lycéens", affirmant ne pas "du tout sous-estimer leur demande en matière éducative".


Comme le proclament leurs banderoles, "ils sont pas fatigués". Pour la seconde fois en une semaine, les lycéens défilaient jeudi en France pour protester contre les quelque 11.200 suppressions de postes dans l'éducation prévues à la rentrée 2008.

A Paris, la manifestation est partie à 14 heures du Luxembourg sous le soleil et sous escorte de CRS avec casques, boucliers et matraques. Des commerçant fermaient leurs boutiques au passage du défilé. Le mot d'ordre résumé dans la banderole de tête proclamait : "non, non, non aux suppressions de postes". "Les lycéens se mobilisent. Cela montre au gouvernement qu'on est toujours là", s'est félicitée Hannah Boisson, déléguée de la Fidl. Et de mettre en garde le président de la République: "si vous annoncez trop de suppressions, on sera encore dans la rue. On sera encore là demain s'il le faut".

Dans la matinée, des actions ont eu lieu à Tourcoing, Grenoble, Blois, Montpellier, ou Toulon. D'autres devaient se dérouler à Lyon, Marseille, Toulouse et Valence. Bref, pour le syndicat UNL, la journée a marqué "une amplification de la mobilisation" avec 100 lycées bloqués dans toute la France.

"Ce n'est pas simplement en protestant contre une classe à 36 élèves quand on est 34 que nous réglerons les problèmes du lycée", a estimé le ministre de l'Education Xavier Darcos sur France Culture. Et d'expliquer qu'avec un professeur pour 11 lycéens, il fallait que "nous repensions l'organisation de nos services." Le ministre a assuré "comprendre l'inquiétude des lycéens", affirmant ne pas "du tout sous-estimer leur demande en matière éducative", mais les a enjoints de "ne pas poser tout ça en termes mathématiques". "Moi même, je ne sais pas, ils ne savent pas comment s'organisera leur classe à la rentrée prochaine, ce n'est pas vrai, ils n'en savent rien", s'est-il agacé, jugeant que "nous sommes dans des idées générales".

Evoquant une "école à la traîne", Xavier Darcos a appelé les lycéens, qu'il doit recevoir la semaine prochaine, à participer à la "reforme du lycée", tout en jugeant que le bac est en comparaison "une question presque secondaire". Une rencontre est prévue la semaine prochaine. Le ministre devait se rendre dans l'après-midi à l'académie de Créteil (Val-de-Marne), où la contestation est vive depuis plusieurs semaines. Jeudi matin, là-bas, six jeunes gens ont été interpellés en marge d'une manifestation à laquelle s'étaient mêlés de petits groupes de casseurs, a-t-on appris de source policière.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mer 9 Avr - 15:26

La mobilisation lycéenne ne faiblit pas

A Paris, les manifestants étaient 8500 selon la police, 20.000 selon les organisateurs - des chiffres comparables à ceux des dernières manifestations.
Les cortèges ont été émaillés d'incidents et d'arrestations, notamment à Paris.


Professeurs, lycéens et parents d'élèves battaient à nouveau le pavé ce mardi dans diverses villes, pour protester contre les 11.200 suppressions de postes dans l'Education prévues pour la rentrée. A Paris, entre 8500 personnes dont une cinquantaine de professeurs, selon la police, et 20.000, selon le syndicat lycéen UNL, ont défilé. Jeudi dernier, lors d'une précédente journée de mobilisation, ils étaient à Paris 6700 participants selon la police, entre 17.000 et 20.000 selon les organisateurs.

Les manifestants, des lycéens venus de toute la région francilienne, défilaient derrière une banderole sur laquelle était écrit: "Rendez-nous nos profs". Ils étaient encadrés par un important service d'ordre, notamment d'enseignants du Snes-FSU (majoritaire dans le second degré). Parmi les slogans, on pouvait entendre : "on n'est pas fatigué", "non, non, non aux suppressions, oui oui oui à notre éducation", ou encore "nous ne sommes pas de la chair à patron, nous voulons une vraie éducation".

La manifestation a été émaillée de quelques incidents : à deux reprises, des manifestants placés en tête de cortège ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répondu en chargeant et en faisant usage de gaz lacrymogènes. Peu après 16h30, au moins douze interpellations avaient été effectuées par des policiers en civils. Les forces de l'ordre ont finalement bloqué les manifestants boulevard des Invalides, les contraignant à refluer avant le terme de la manifestation initialement prévu à Saint-François Xavier.

Si le cortège parisien a été accompagné de heurts, il n'a pas été le seul : même situation, par exemple, dans le Val de Marne. Une vingtaine de personnes ont été interpellées, principalement à Créteil, pour jets de pierre lors d'une manifestation rassemblant environ 400 lycéens auxquels s'étaient joints des casseurs. Un policier a été blessé à la jambe par un projectile et les forces de l'ordre ont fait usage de leur flashball à trois reprises pour disperser les manifestants. En milieu de journée, un groupe de jeunes, dont le nombre n'a pas été précisé, a pénétré dans le centre commercial régional de Créteil, dont la plupart des magasins ont fermé leur rideau. Une dizaine de jeunes ont été interpellés après des vols commis dans un hypermarché.

Mardi matin, quelques heures avant la manifestation parisienne, le ministre de l'éducation avait déclaré sur LCI "comprendre" que les lycéens s'inquiètent de leur avenir, mais avait qualifié d'"absolument hystériques" les violences qui avaient déjà eu lieu en marge des dernières manifestations. "Je respecte les lycéens. J'ai eu 16 ou 18 ans aussi. Je n'ai pas d'hostilité, j'ai même plutôt de la sympathie pour ces jeunes", avait déclaré Xavier Darcos. "Mais que l'on ait des élèves qui arrivent dans un établissement pour tout casser, qu'ils molestent nos professeurs ou qu'ils volent les portables de leurs camarades ou qu'ils cassent la figure à des proviseurs, tout ça parce qu'à la rentrée prochaine il va y avoir une classe où ils étaient 32 - ils vont être 33 - ou parce qu'il y avait 100 professeurs - ils vont être 98 - je trouve que tout ceci prend des proportions qui ne sont pas raisonnables. Ce pays n'est pas raisonnable".


Des lycées visés par des casseurs
Profitant du mouvement lycéen de contestation, des casseurs ont de nouveau tenté de s'introduire mardi dans des lycées de Seine-Saint-Denis. De petits groupes ont visé quatre lycées professionnels, s'en prenant parfois physiquement aux personnels leur faisant barrage. L'inspection d'académie en appelle "à la responsabilité, au calme et à la tranquillité" pour "laisser travailler les lycéens qui le veulent".

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Jeu 10 Avr - 15:11

Parents et syndicats critiquent la police

Les lycéens ont rendez-vous à 14 h jeudi à paris pour une nouvelle manifestation, trois syndicats et des parents d'élèves dénoncent "les provocations policières".
Ils s'inquiétent de l'utilisation de flash-ball.


Alors que les lycéens manifestent à nouveau, jeudi après-midi, trois syndicats d'enseignants et la fédération des parents d'élèves FCPE du Val-de-Marne ont dénoncé "des provocations policières" à l'encontre des lycéens. Ils ont également brocardé l'utilisation de flash-ball par les CRS.

"Stop à la répression. Il faut répondre aux revendications", affirment-ils dans un communiqué commun. "Les lycéens sont régulièrement chargés par la police qui n'hésite pas à faire usage de "flash-balls", poursuivent les organisations, évoquant des "interventions policières répétées" au lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre.

Les syndicats et les parents d'élèves évoquent le cas d'une lycéenne de cet établissement touchée mercredi par une balle de caoutchouc. L'élève aurait été atteinte à la jambe et conduite à l'hôpital. Selon une source policière, la jeune fille n'était pas directement visée par le tir.

Dans ce même établissement, 14 élèves ont été arrêtés depuis lundi lors de manifestations devant le lycée ou en marge de ces rassemblements. Sept d'entre eux, tous mineurs et niant les faits qui leur sont reprochés, ont été mis en examen mercredi à Créteil par un juge des enfants pour violences sur policiers, avant d'être remis en liberté.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Sam 12 Avr - 18:38

Les manifs prennent de l'ampleur, les dérapages aussi

A Paris et en province, les défilés ont réuni jeudi, plusieurs milliers de manifestants. Des actes de violence sont survenus dans certains cortèges.
En Seine et Marne, plusieurs jeunes ont tenté d'enfoncer la grille d'un lycée à l'aide d'une voiture bélier.


Pour la cinquième fois en deux semaines, les lycéens se sont mobilisés jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de province, contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine dans l'Education nationale. Au total, selon la Fidl, plus de 80.000 lycéens se sont mobilisés dans toute la France.

Dans la capitale, "au moins 35.000 manifestants", selon l'Union nationale lycéenne (UNL), et "19.000 personnes" selon la police, ont défilé dans l'après-midi entre le jardin du Luxembourg et le ministère de l'Education.

En province, des défilés ont également eu lieu. A Lyon, un millier de lycéens ont défilé, soit le double de la manifestation de mardi. A Toulouse, ils étaient 3000 selon les organisateurs et 1700 d'après la police.

Dans la matinée, entre 5500 et 9000 personnes, selon la police, ont battu le pavé à Grenoble. Et quelque 2000 lycéens ont aussi manifesté en région parisienne, à Melun, Fontainebleau, Provins, avant qu'une partie d'entre eux ne se rende à Paris pour manifester.

"C'est une journée très réussie, le mouvement se développe bien et on continuera tant que nous n'aurons pas de signal clair du ministre", explique à LCI.fr le président de l'UNL, Florian Lecoultre, qui envisage d'appeler à une nouvelle manifestation mardi prochain. Il a également souligné que son organisation n'était pas certaine de se rendre à la rencontre prévue vendredi avec le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. "Le ministre doit faire des gestes et c'est loin d'être le cas".

Des incidents sont survenus dans certains cortèges ou aux abords des lycées. A Paris, quatorze personnes soupçonnées de s'être livrées à des violences - deux vitrines brisées, un véhicule endommagé, des vols avec violences - en marge de la manifestation ont été interpellées, a déclaré la préfecture de police de Paris. En outre, quatre personnes ont été appréhendées après la dislocation du cortège, dont une en possession d'un marteau brise-vitre.

Dans la matinée, à Grenoble, une poignée de manifestants a jeté des pierres sur les forces de l'ordre, a indiqué la police qui a interpellé deux personnes. Deux lycéens, incommodés par les gaz lacrymogènes, ont été pris en charge par les pompiers.


En Seine et Marne, plusieurs jeunes, lycéens ou casseurs, ont tenté d'enfoncer la grille du lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert à l'aide d'une voiture. Aucun n'a été interpellé, selon la police.

Dans le Val d'Oise, à Enghien, 50 casseurs ont tenté de pénétrer dans les locaux d'un lycée. D'autres jeunes ont bloqué dans la matinée la route nationale N19, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre. Des policiers ont été la cible de jets de projectiles. "Nous condamnons ces violences qui, je le rappelle, ne sont pas commises par des lycéens", explique Florian Lecoultre.

Dans certains établissements, les élèves n'ont pu accéder aux locaux de leur établissement. A Paris, plus d'une vingtaine de lycées étaient touchés par le mouvement, selon le rectorat. 14 lycées étaient "bloqués", 6 lycées, dont le lycée Voltaire et un collège étaient "fermés", et 6 autres étaient "perturbés", selon le rectorat.

Jeudi, les lycéens n'étaient pas seuls à manifester, l'intersyndicale des enseignants a également lancé un appel à la grève. En Ile de France, entre 8 et 24% d'enseignants, majoritairement du second degré, étaient en grève, selon le rectorat. "Nous sommes très heureux d'avoir leur soutien, pour nous c'est très important, au fond nous menons le même combat", raconte Florian Lecoultre à LCI.fr.

Par ailleurs, trois syndicats enseignants et la fédération des parents d'élèves FCPE du Val-de-Marne étaient montés au créneau, avant la manifestation, pour dénoncer "des provocations policières" à l'encontre des lycéens. Ils avaient également brocardé l'utilisation de flash-ball par les forces de l'ordre.

Xavier Darcos maintien son cap
Face à la montée des protestations, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, ne faiblit pas. "Nous entendons les lycéens et ils ont raison de s'inquiéter de leur avenir mais c'est un mensonge de leur faire croire que la question du lycée est une question quantitative", a-t-il déclaré. "Il faut réformer le lycée ce n'est pas parce que l'on sera 100 de plus ou 100 de moins que les choses changeront". Il a ensuite invité les jeunes à ne pas "reprendre les slogans syndicaux" mais à accepter la discussion. Il a proposé de recevoir les lycéens vendredi après-midi.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Sam 12 Avr - 18:44

Nouvel appel à la mobilisation mardi

Après avoir été reçus par le ministre de l'Education, les deux principaux syndicats appellent à une nouvelle journée de manifestation mardi.
A Versailles, 15 lycéens ont été interpellés, vendredi, en marge d'un rassemblement.


Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a enchaîné, vendredi, les rendez-vous avec les deux principaux syndicats lycéens. Il ne les a cependant pas convaincu du bien-fondé des 11 200 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2008. L'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique des lycéens appellent d'ores et déjà à une nouvelle journée de manifestation mardi prochain.

A l'issue de sa rencontre avec le ministre de l'Education, vendredi après-midi, Florian Lecoultre, le président de l'UNL, a pointé du doigt "un gros point de désaccord" avec Xavier Darcos. S'exprimant devant la presse à la sortie du ministère, il a fait valoir qu'il n'avait "pas été entendu sur la revendication principale" des lycéens.

Ce vendredi matin, la présidente de la Fidl, Alix Nicolet avait, de son côté, regretté le manque de "réponses concrètes" sur les suppressions de postes et la réforme du bac professionnel. Elle a néanmoins annoncé que la Fidl, reçue vendredi pendant près de deux heures par Xavier Darcos, le serait à nouveau mercredi "pour reparler de tout cela". Une intersyndicale du second degré et un syndicat du premier degré (le SNUipp) appellent également à une nouvelle journée de mobilisation mardi.

Le mouvement prend de l'ampleur, mais Xavier Darcos ne désarme pas. Vendredi matin sur Canal+, il a appelé les syndicats à "arrêter de pousser les lycéens devant eux" et à "prendre leurs responsabilités". "Nous allons parler avec les lycéens, mais j'aimerais aussi que l'on parle des syndicats, où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me retrouve aujourd'hui confronté directement à un dialogue avec les jeunes?", s'est-il interrogé.

Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, a accusé le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos de "jouer le pourrissement" dans le conflit en cours dans les lycées. Plus tôt dans la journée, le Le Snes-FSU a également dénoncé les "provocations" du ministre à l'égard des enseignants.

Au lendemain de la manifestation qui avait rassemblé près de 80 000 personnes à Paris, certains lycéens n'ont pas attendu les appels des syndicats pour poursuivre le mouvement. Des incidents sporadiques ont à nouveau éclaté en marge de certaines manifestations.

A Versailles, quinze lycéens ont été interpellés, vendredi, pour dégradations et tentative de vol à l'étalage en marge d'une manifestation où trois cents lycéens, selon la police, ont protesté contre la réduction des postes à la rentrée 2008. Des pierres ont été jetées contre les policiers, sans toutefois faire de blessés. Dix lycéens ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de dérober un manteau au Monoprix situé dans le centre de la ville.Cinq autres pour des dégradations de mobilier urbain. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat de Versailles.

A Paris, huit établissements étaient bloqués vendredi, et trois avaient fait l'objet d'une tentative de barrage, selon le rectorat. Au collège Charles Péguy, par exemple, dans le 19ème arrondissement de Paris, une dizaine de parents d'élèves ont utilisé la manière forte, pour bloquer l'entrée du lycée. Tandis que les neuf jeunes, âgés de 15 à 17 ans, placés en garde à vue jeudi à Paris à la suite des incidents lors de la manifestation ont été remis en liberté, a indiqué vendredi une source judiciaire, trois jeunes, soupçonnés d'avoir enfoncé la grille du lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) jeudi matin à l'aide d'une voiture, ont été placés en garde-à-vue vendredi.

A La Roche-sur-Yon, en Vendée, environ 700 lycéens, selon la police, ont également manifesté dans la journée de vendredi.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mar 15 Avr - 18:54

La mobilisation lycéenne ne faiblit pas

Entre 20.000 et 40.000 personnes ont manifesté mardi à Paris contre la suppression de postes dans les collèges et les lycées à la rentrée prochaine.
Quelques incidents à l'avant du cortège ont opposé des jeunes aux forces de l'ordre.


Plusieurs milliers de lycéens, enseignants, parents d'élèves ont défilé mardi à Paris pour protester contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée dans l'Education et "contre la politique éducative" du ministre. Le cortège a rassemblé de 40.000 à 50.000 personnes, selon les syndicats de lycéens, 20.000 selon la police. Jeudi dernier entre 19.000 à 35.000 personnes avaient défilé. Les manifestants sont partis en début d'après-midi de la place de la République. Direction la place de la Nation. En tête de cortège, une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Suppressions de postes, les lycéens mobilisés. Ecoles, collèges, lycées, lycées professionnels, pour l'avenir de nos métiers, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministre doit répondre, il faut un collectif budgétaire".

Dans le cortège, encadré par un imposant service d'ordre en tête, on pouvait voir les ballons de l'UNL et de la Fidl, les deux syndicats lycéens, du Snes-FSU et SNUipp-FSU, de l'Unef (étudiants) ainsi que des drapeaux de FO, CGT, Sud, Sgen-CFDT, et de la FCPE (parents d'élèves). "Nous sommes plus nombreux que jeudi dernier", s'est félicité, en tête de cortège, le président de l'UNL Florian Lecoultre, qui a appelé à une nouvelle journée "jeudi prochain". "La revendication centrale reste les moyens, Xavier Darcos ne peut pas nier que c'est central pour une éducation de qualité", a-t-il déclaré à la presse.

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a lui rappelé qu'il y avait "un programme large" de manifestations et d'actions, les 15, 18 et 24 mai "tant qu'il n'y aura pas de réponse de la part du gouvernement". Le secrétaire général du SNUipp-FSU (majoritaire dans les écoles) a averti : "quand un professeur des écoles est en grève pour des questions éducatives, c'est un signe. Le ministre devrait prendre la mesure de ce mécontentement".

Pour cette sixième journée, la mobilisation s'est concentrée sur la capitale en raison des vacances de printemps dans plus des deux tiers des académies. En Ile-de-France, 19% des enseignants étaient en grève, selon le ministère de l'Education. Dans la manifestation, quelques incidents à l'avant du cortège ont opposé des jeunes aux forces de l'ordre. Plusieurs centaines de jeunes ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui répliquaient à coup de gaz lacrymogène, provoquant des mouvements de foule par intermittences. Ce groupe scandait des numéros de départements de la banlieue parisienne et jetait des cannettes, morceaux de cartons et autres projectiles ramassés à terre. Aucune victime, ni incident grave n'étaient toutefois à déplorer en milieu d'après-midi.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mer 16 Avr - 18:35

"La mobilisation des lycéens continue"

La présidente de la Fidl a déploré mercredi, à l'issue d'une rencontre avec Xavier Darcos, "un vrai blocage" sur les suppressions de postes d'enseignants.
Pour l'UNL, "on n'avance toujours pas" sur le dossier des suppressions de postes, mais "quelques pistes" de dialogue ont été trouvées avec Xavier Darcos.


Au lendemain de la nouvelle manifestation des lycéens, Xavier Darcos recevait ce mercredi les organisations à l'origine du mouvement. Mais s'il a mis de l'eau dans son vin sur certains sujets, le compte n'y est pas, selon la présidente de la Fidl, Alix Nicolet. Reçue une heure et demie par le ministre de l'Education nationale, la responsable lycéenne a expliqué à sa sortie, que la discussion avait "porté sur des points qui vont évoluer dans les prochains jours". Mais, a-t-elle ajouté, "il y a toujours un vrai blocage sur les suppressions de postes".

Même réaction du côté de l'UNL, également reçu par le ministre de l'Education nationale. Son président Florian Lecoultre a en effet déclaré en sortant du ministère avoir "trouvé quelques pistes" de dialogue avec Xavier Darcos, mais il a regretté que, sur la question des suppressions de postes, "on n'avance toujours pas". Conséquence, le président de l'UNL a appelé à "intensifier le mouvement" et a promis d'"aller en parler plus haut", c'est-à-dire "au Premier ministre". "On continue la mobilisation (jeudi), pour maintenir la pression sur les suppressions", a également affirmé Alix Nicolet, qui a estimé qu'avec "le mouvement qui s'amplifie, ça va avoir un impact". Interrogée sur la viabilité d'un mouvement essentiellement ancré en région parisienne, où les lycéens sont en vacances à la fin de cette semaine, Alix Nicolet a assuré que "la province a eu le temps de préparer de belles manifestations pour la rentrée pendant qu'elle était en vacances".

Concernant la généralisation du bac professionnel en 3 ans (contre 4 aujourd'hui), annoncée à l'automne et contestée depuis quatre semaines dans les manifestations lycéennes, la présidente de la Fidl a confié : "on a obtenu un assouplissement" car "ils ne sont plus dans une logique de bac pro en 3 ans généralisé dans toutes les filières", soit une possibilité que le cursus en trois ans ne soit adopté qu'au cas pas cas. "Le ministre s'est déclaré favorable à prendre l'engagement auprès des lycéens, la garantie écrite, que le BEP ne sera pas supprimé", a annoncé de son côté Florian Lecoultre.

Quant aux relations entre la Fidl et l'UNL, Alix Nicolet a assuré que, si son syndicat est "majoritaire dans le mouvement", les deux organisations n'avaient "pas d'intérêt à être divisées".

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Ven 18 Avr - 19:27

Lycéens : nouvelle manifestation, nouveaux incidents

Pour la 7e fois en 3 semaines, les lycéens ont manifesté jeudi à Paris. Mais Xavier Darcos reste inflexible. De nouvelles manifestations sont prévues mardi.
Des incidents ont éclaté en marge du cortège et 39 jeunes ont été interpellés.


"Suppression de postes, les lycéens mobilisés (...) pour l'avenir de nos métiers, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministre doit répondre, il faut un collectif budgétaire", pouvait-on lire sur la banderole de tête du cortège. Celui-ci, encadré par un important service d'ordre, s'est dirigé vers Nation par le boulevard Voltaire, où les commerçants avaient baissé leur rideau. Des responsables syndicaux du Snes-FSU, de la CGT et du Sgen-CFDT étaient présents en tête de manifestation.

La manifestation s'est dispersée dans le calme, mais, auparavant, des incidents ont émaillé le défilé. Au total, 37 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue jeudi en marge de la manifestation lycéenne à Paris. Parmi eux, six jeunes qui ont dégradé un restaurant à proximité de la place de la République, point de départ du cortège. Des groupes de jeunes venus de Seine-Saint-Denis et des Yvelines se sont aussi affrontés place Voltaire. Les vitres de deux voitures ont été endommagées à coups de pied.

Quant à la mobilisation, il est difficile de dire : si l'Union nationale lycéenne (UNL) a compté 40.000 manifestants et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) entre 40.000 et 50.000, la préfecture de police a dénombré 13.000 manifestants.

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, reste en tous cas inflexible et juge que les problèmes du lycée n'ont rien à voir avec le nombre d'enseignants. Dans un entretien à paraître vendredi dans le quotidien France Soir, il dit vouloir réformer le lycée pour qu'il développe "l'autonomie intellectuelle" et qu'il se recentre sur les enseignements principaux. De nouvelles manifestations lycéennes sont prévues mardi prochain. FO a proposé jeudi une "mobilisation interprofessionnelle la plus large possible", le 15 mai, date à laquelle est déjà prévue une journée d'action nationale dans l'éducation à l'appel de 18 organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves.

Il s'agissait de la septième journée de manifestations, après trois semaines de mobilisation, avant la pause des vacances de printemps pour la zone C (Paris, Créteil, Versailles, Bordeaux). "La province va prendre le relais (des manifestations, ndlr), Paris a poussé la dynamique mais la province va montrer que les lycéens resteront mobilisés", a déclaré Florian Lecoultre, président de l'UNL (premier syndicat lycéen). "Sur le bac pro, le ministre (de l'Education Xavier Darcos) a avancé un peu, mais sur la revendication principale - les suppressions de poste - il n'a pas bougé", a-t-il ajouté. "Si on est pas entendus, ce sera chaud au mois de mai", a-t-il prévenu.

"La mobilisation continue et est encore plus forte", a assuré de son côté Alix Nicolet, présidente de la Fidl (deuxième). "On veut mettre la pression pour avancer dans les discussions, car le gouvernement minimise le mouvement. Sur les suppressions il faut continuer".

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mar 22 Avr - 19:02

Les lycéens de province prennent le relais de Paris

Alors que les élèves d'Ile-de-France sont en vacances, des milliers de lycéens ont manifesté en province contre les suppressions de postes.
Lundi, Xavier Darcos a répété qu'il n'entendait pas revenir sur les 11.200 suppressions prévues à la rentrée prochaine.


Les lycéens d'Ile-de-France sont en vacances, mais cela n'a pas empêché les élèves de province de manifester mardi contre les suppressions de postes dans l'Education nationale. Afin de démontrer que le mouvement de contestation, qui dure depuis un mois dans la région parisienne, pouvait passer le cap des congés de printemps, les principaux syndicats de lycéens avaient en effet appelé une douzaine d'académies de province à se mobiliser. Pari tenu. A Tours, ils étaient plus de 1000 à manifester. 2500 à Toulon, selon l'Union nationale lycéenne. A Strasbourg, entre 1500 et 2000 lycéens ont également défilé, et d'autres manifestations étaient prévues, notamment à Lille.

Dans un communiqué, l'UNL se félicite de constater que "les lycéens de province sont bien présents et déterminés à prolonger le mouvement lycéen, montrant par là le danger qu'il y aurait pour le gouvernement à continuer de nier l'importance de la mobilisation". Un avis que ne partage pas le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, qui juge que le mouvement des lycéens est "modeste".

Lundi, ce dernier a d'ailleurs répété qu'il n'entendait pas revenir sur les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine. Face à la fermeté du gouvernement, l'UNL et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne devraient appeler à une nouvelle journée de mobilisation jeudi. Les organisations lycéennes entendent également se joindre aux deux journées d'action prévues à l'appel de 18 organisations du secteur de l'éducation les 15 et 24 mai. Une manifestation nationale pour la défense de l'Education est également envisagée le 18 mai à Paris par une fédération d'enseignants.

Le lycée sert avant tout à "réussir ses examens"
Pour 83% des lycéens, le lycée sert d'abord à "réussir ses examens", avant d'acquérir une culture générale (76%) et surtout de "développer sa personnalité" (50%), selon une consultation réalisée auprès de 1500 élèves publiée mercredi dans Phosphore. A l'inverse, pour un lycéen sur quatre seulement, le lycée aide à "être bien dans sa peau" et permet de "donner une bonne image de soi". Pour 54,8% d'entre eux en revanche, il sert à "satisfaire les parents".

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mar 6 Mai - 18:56

Mobilisation mitigée contre le plan Darcos

Entre 1.900 et 6.000 lycéens ont commencé à manifester à Paris contre la réforme Darcos après une trêve de semaines pour cause de vacances.
Dans la capitale, comme en province, cette nouvelle journée avait valeur de test avant la grande manifestation unitaire du 15 mai.


Entre 1.900 et 6.000 lycéens, ainsi que des enseignants ont commencé à manifester mardi en début d'après-midi à Paris pour protester contre les milliers de suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. Partis peu après 14 heures de la place de la République en direction de la Nation, les manifestants venus de Paris et notamment des Hauts-de-Seine et de l'Essonne marchaient encadrés par un important dispositif policier.

Le cortège, le huitième en deux mois à Paris, a notamment reçu les renforts des enseignants du Snes-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées. Cette nouvelle journée de mobilisation avait valeur de test au retour des vacances et doit prouver que le mouvement lycéen n'est pas en perte de vitesse. Ce notamment avant la journée de mobilisation unitaire du 15 mai.

Dans la journée, on recensait à Toulouse, quelque 1.500 lycéens selon la police (3.000 selon les organisateurs) et une centaine de professeurs dans le centre-ville. A noter que dans cette ville, la mobilisation semblait, en début d'après-midi, sensiblement plus élevée que la semaine dernière.

Retour de vacances oblige, le mouvement était reparti en douceur ce matin. A Paris, l'essentiel des actions contestataires avant la grande manifestation de l'après-midi se limitait alors au blocage de neuf lycées, la police ayant du intervenir pour éviter le blocage de treize autres établissements.

En province, des premiers défilés ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Rouen et Orléans où 2.000 à 2.500 lycéens ont sillonné les rues. A Grenoble, quelques heurts en fin de cortège ont troublé la manifestation, regroupant plus d'un millier d'élèves. Huit manifestants, dont six mineurs, ont été interpellés à la mi-journée après avoir lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre devant la préfecture de l'Isère.

Une quarantaine de manifestations lycéennes contre les suppressions de postes dans les collèges et lycées étaient prévues dans toute la France mardi. L'Union nationale lycéennes (UNL) a appelé à manifester dans la perspective de la journée d'actions du 15 mai avec les principales fédérations enseignantes et de fonctionnaires.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Jeu 8 Mai - 17:12

Darcos : les manifestations "ne servent à rien"

Le ministre de l'Education affirme vouloir être le "le premier ministre à tenir bon le cap de la réforme". "Je ne serai pas le ixième ministre (de l'Education) à céder", dit-il.

Le message est clair, net et précis. Dans une interview-portrait à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, Xavier Darcos réaffirme sa volonté de ne pas céder face au mouvement lycéen, qui s'oppose à la réduction du nombre de professeur dans les établissements. "Je ne serai pas le ixième ministre (de l'Education) à céder ! Je serai le premier ministre à tenir bon le cap de la réforme", explique-t-il.

"Une fois les banderoles, les cercueils, les rimes sur Darcos en os, du style Darcos aux Galapagos ! ou Darcos tu l'auras dans l'os ! rangées, que restera-t-il, sur le fond ? C'est une bouffonnerie. Ils peuvent défiler, mais tout çà ne sert à rien ! Les vraies questions sur l'inefficacité du système éducatif demeureront", ajoute le ministre.

"La France est le seul pays au monde où les lycéens défilent dans la rue tous les quinze mois", poursuit-il. "Ce qui se passe aujourd'hui, c'est la logique inversée de mai 68. Vous imaginez les manifestants d'alors défiler en réclamant plus de profs et plus de moyens ?" Dix-huit organisations de lycéens, d'enseignants (5 fédérations de l'Education) et de parents d'élèves ainsi que les principaux syndicats de fonctionnaires appellent à une grève de 24h le 15 mai.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Ven 9 Mai - 21:49

Darcos fait un (petit) geste envers les lycéens

Le ministre a annoncé le recrutement de 1500 assistants pédagogiques. Une mesure qui ne remet cependant pas en cause les 11.000 suppressions de postes prévues.
Tout en se félicitant de ce geste, les syndicats de lycéens maintiennent leur appel à manifester le 15 mai.


Sur les principales revendications des lycéens, pas d'avancée. Mais Xavier Darcos, qui recevait vendredi des délégations des syndicats UNL (Union nationale lycéenne) et Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), mobilisés contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée, a néanmoins fait un geste. Il a annoncé le recrutement de 1500 assistants pédagogiques, une mesure qui devrait concerner près de 10% des lycées français.

Il s'agit d'un "dispositif expérimental de réussite scolaire" sur le modèle de ce qui a déjà été mis en place dans les collèges, a précisé le ministre. "Je ne crée aucun emploi nouveau", a cependant souligné Xavier Darcos. Selon son entourage, les assistants d'éducation en question correspondent "à des choix budgétaires provisionnés mais dont on n'avait pas fixé l'affectation". S'y ajouteront des étudiants en mastère qui feront du soutien scolaire (2000, selon la FIDL), de même que des enseignants mobilisés en heures supplémentaires.

"On est content d'avoir pu rouvrir le dialogue et trouver des points de convergence avec le ministre de l'Education, notamment sur la question de la réforme du lycée", a déclaré Florian Lecoultre, président de l'UNL. Les syndicats de lycéens, tout en se félicitant de ce signe donné par le ministère, n'en ont pas moins maintenu leur appel à manifester le 15 mai avec les enseignants.

Xavier Darcos a par ailleurs confirmé le maintien du brevet d'études professionnelles et promis l'instauration d'une épreuve de rattrapage pour le baccalauréat professionnel à partir de la rentrée 2009. Selon l'UNL, il a également promis la mise en place d'un statut du lycéen, avec la mise en place d'une carte nationale du lycéen ouvrant divers droits (culture, transport, etc...). "Ces annonces vont dans le bon sens mais restent très insuffisantes puisqu'elles ne répondent pas à la revendication principale des lycéens : le gel des suppressions massives de postes prévues pour 2008 et les années suivantes", a néanmoins déploré l'UNL, dénonçant un "aveuglement idéologique" du ministre sur la question des effectifs, sur laquelle le ministère reconnaît lui-même, dans un communiqué, un "désaccord persistant".

"On est encore loin du compte. Donc on va manifester le 15", a confirmé Florian Lecoultre. "On maintient la mobilisation le 15, notamment en soutien des professeurs, mais aussi pour réaffirmer notre désaccord avec les suppressions de postes", a renchéri la présidente de la FIDL, Alix Nicolet. Pourtant, à l'approche du baccalauréat et après un net essoufflement à la rentrée des vacances de printemps de la mobilisation lycéenne, qui avait débuté fin mars, la manifestation du 15 mai sonne comme un baroud d'honneur. Mais la présidente de la FIDL a tenu à prendre date : "La mobilisation s'arrête là pour les lycéens mais elle continuera peut-être l'année prochaine".

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mer 14 Mai - 19:37

Enseignants et lycéens font des émules

Les syndicats de fonctionnaires appellent jeudi à la grève dans l'Education et l'ensemble de la fonction publique d'Etat pour dénoncer notamment les dizaines de milliers de suppressions de postes prévues.
Le mouvement devrait être particulièrement suivi dans l'Education. C'est la troisième grève de cette ampleur depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.


Peu de chances qu'ils suivent l'idée nippone du secrétaire d'Etat à la Fonction publique de manifester leur mécontentement avec un simple brassard. N'en déplaise à André Santini, enseignants et lycéens sont appelés à manifester et à faire grève jeudi, comme l'ensemble des fonctionnaires pour dénoncer une "politique de démantèlement" du service public. Principal motif de la grogne : les 22.900 suppressions de postes dont 11.200 dans l'enseignement inscrite au budget 2008. Un chiffre qui doit passer à 35.000 en 2009. A Paris, le cortège partira à 14h30 de place d'Italie.

La mobilisation s'annonce massive dans l'Education où les enseignants entendent aussi protester contre les nouveaux programmes du primaire, un "recul didactique et pédagogique" selon eux. Le syndicat majoritaire des instituteurs (Snuipp-FSU) annonce 63% de grévistes. Le ministère conteste ces chiffres. Pour battre le pavé à leurs côtés, les lycéens, mobilisés contre ce plan de réduction de postes depuis des semaines.

La plupart des parents devront encore se creuser la tête pour faire garder leurs enfants. Le service minimum d'accueil dans les écoles ne sera pas mis en place dans la plupart des grandes villes. Le maire de Paris Bertrand Delanoë a qualifié cette mesure "d'entreprise de diversion engagée par l'Etat". Les syndicats d'enseignants voient, eux, en ce dispositif une remise en cause du droit de grève. Mercredi, selon le ministère de l'Education, 2837 communes sur les 22.500 ayant une école avaient mis en place ce service minimum. Xavier Darcos n'a pas exclu un recours à la loi pour obliger les enseignants grévistes à se déclarer 48 heures à l'avance, ce qui favoriserait l'organisation de ce service. Il est approuvé sur le principe par 60% des Français, selon un sondage CSA paru mardi.

Le ministre de l'Education reste ferme. "Je respecte les manifestations mais ce n'est pas ce qui détournera le gouvernement de son chemin de réforme, a-t-il dit mercredi. Le lendemain des manifestations, qu'est-ce qui aura changé pour l'école ? Ce qui compte c'est que nous réformons du dedans. Les défilés et les protestations, quel que respectables qu'ils soient, ne changeront rien à l'affaire. Même détermination du secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Sur BFM, André Santini a expliqué que la fonction publique devait évoluer et accepter d'être réduite, compte tenu des craintes sur les déficits budgétaires. Le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, examiné par l'Assemblée nationale le 10 juin, suscite aussi les inquiétudes des syndicats qui y voient une "attaque" contre leur "statut".

Et si le gouvernement reste déterminé, les syndicats eux entendent bien rester mobilisés. Du côté de l'Education, une nouvelle manifestation aura lieu à Paris dimanche à l'appel de la FSU suivie le 22 mai d'une "journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations" pour les retraites à l'appel des cinq confédérations, de la FSU et Solidaires. Une journée d'action dans l'Education sera organisée le 24 mai. Pour les lycéens, ce devrait être la dernière manif de l'année -scolaire-, examens obligent. Les lycéens de la Fidl estiment par ailleurs avoir obtenu des "victoires" sur la réussite scolaire et la réforme du bac professionnel.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Jeu 15 Mai - 20:22

Profs et lycéens en tête de la contestation

Partout en France, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté ce jeudi contre les suppressions de postes, notamment dans l'éducation nationale.
Entre 18.000 et 50.000 personnes ont défilé à Paris.


La grève des fonctionnaires a été bien suivie jeudi en France, notamment dans l'Education nationale où de nombreuses écoles ont fermé malgré les tentatives de mise en place d'un service minimum d'accueil. La grève était observée en fin de journée par 34,4% des employés de l'Education nationale, 15,4% des autres fonctionnaires d'Etat, 6% de la fonction publique territoriale et 5,4% des personnels hospitaliers, selon le gouvernement. Dans l'Education nationale, le syndicat FSU estime à 63% les enseignants des écoles en grève et à 55% ceux dans les collèges et lycées. Le ministère de l'Education a de son côté fait état en fin de matinée de 46,16% de grévistes chez les enseignants des écoles et de 33,55% dans le second degré.

Les grévistes, auxquels se sont joints lycéens et étudiants, ont manifesté à Paris et en province, mobilisant des dizaines de milliers de personnes s'opposant aux suppressions de postes dans la fonction publique. A Paris, 50.000 à 60.000 personnes, selon les organisateurs,
18.000 selon la police, ont défilé de la place d'Italie jusqu'à celle de la République derrière une banderole proclamant : "Tous ensemble pour défendre et améliorer la fonction publique". A Marseille, un cortège de 30.000 manifestants selon les syndicats, 7000 d'après la police, a défilé dans la matinée derrière une banderole où l'on pouvait lire "halte à la casse des services publics". Deux à trois mille personnes, principalement des enseignants et des lycéens, ont défilé à Strasbourg ; entre 6000 et 10.000 à Toulouse. D'autres cortèges ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, notamment à Bordeaux, Nantes, Lille... En tout, ce sont entre 200.000 personnes selon la police et 300.000 selon la FSU qui ont défilé.

Les responsables syndicaux, à l'image de Gérard Achieri (FSU), se sont félicités d'un "mouvement puissant" face à la fermeté affichée par le gouvernement, dans l'attente d'une nouvelle mobilisation le 22 mai pour la défense des retraites. Cette mobilisation révèle "l'inquiétude des enseignants, dans un climat de dénigrement de l'Ecole", a estimé Gilles Moindrot, de SNUipp-FSU, majoritaire au primaire. Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, a lui affirmé qu'"il y a une grogne et un mécontentement qui persistent et qui montent. Au lieu d'un service minimum dans l'Education, le gouvernement ferait mieux de faire un service minimum pour répondre aux revendications".

Mais la détermination du ministre de l'Education nationale n'est pas entamée. "Nous avons du respect pour ceux qui défilent, qui font grève, mais nous ne croyons pas que leur protestation règlera quoi que ce soit", a dit Xavier Darcos lors des questions d'actualité au Sénat. Le recours à la grève est un "mode de réclamation qui est certainement daté", a estimé le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini sur RTL. Après le 20 novembre et 24 janvier, c'est la troisième grève de la fonction publique depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, qui maintient sa volonté de réduire les effectifs.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Dim 18 Mai - 12:54

Les enseignants poursuivent le bras de fer dans la rue

Après la mobilisation de jeudi, une manifestation nationale est organisée ce dimanche à Paris à l'appel de la FSU.
Elle vise notamment à protester contre l'annonce de jeudi sur l'accueil à l'école les jours de grève. Mais plus largement, c'est toute la politique éducative du gouvernement qui est visée.


Très remontés après l'annonce par Nicolas Sarkozy jeudi, au soir d'une journée de mobilisation bien suivie au sein de l'Education nationale, d'un projet de loi sur le droit à l'accueil des enfants en primaire les jours de grève, les syndicats ont multiplié les appels à poursuivre le mouvement. Deux intersyndicales se tiendront lundi pour décider des suites de la mobilisation. Mais dans l'immédiat, ce dimanche, la FSU, première fédération de l'Education, appelle seule à une manifestation nationale à Paris, de la place de l'Opéra (départ 13h30) à la Bastille.

Estimant "sidérante" la déclaration de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri a appelé "tous ceux qui veulent contrer les régressions de tous ordres (dans l'Education, ndlr) à venir manifester dès dimanche". Au moins 10.000 enseignants, conseillers d'orientation psychologues, conseillers principaux d'orientation et documentalistes venant de province sont attendus par le syndicat dans la capitale. Plus largement, la suppression de 11.200 postes d'enseignants à la rentrée, et la politique éducative du gouvernement, sont une nouvelle fois au centre des mécontentements.

Les positions semblent bloquées après l'annonce sur le droit à l'accueil à l'école en cas de grève. Du côté du gouvernement, Xavier Darcos a déclaré qu'il n'y avait "pas de provocation à faire ce pourquoi nous avons été élus" et estimé "tout à fait normal qu'on se déclare gréviste". Du côté des syndicats, on dénonce un mensonge : "Actuellement, les professeurs des écoles préviennent les familles en faisant signer un mot sur le cahier de texte. Tous les parents d'élèves le savent", s'est insurgé le SNUIpp-FSU (majoritaire au primaire).

A ce sujet, le ministère a apporté des précisions : en cas de non-respect, l'enseignant "s'expose à des sanctions disciplinaires, comme dans les transports", qui seront "celles appartenant à la gamme de sanctions habituelles applicables par un conseil de discipline". Xavier Darcos a également annoncé la création d'une agence nationale de remplacement pour la rentrée 2009. Elle devra "donner plus de souplesse" dans l'organisation des remplacements qu'effectuent 50.000 enseignants, et mieux les "anticiper". L'idée est d'obtenir, entre autres, "une meilleure porosité entre les départements". Un enseignant pourra ainsi aller faire un remplacement dans une académie voisine.

Le mouvement se poursuit la semaine prochaine : une autre journée d'action est prévue le 24 mai, à l'appel cette fois de 19 organisations dont la FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL, l'Unef. Entre temps, certains appellent aussi à participer à la journée pour les retraites solidaires le 22 mai. Le Sgen-CFDT a déposé des préavis de grève pour ces deux journées. Les lycéens de la Fild, pour leur part, ont décidé d'arrêter leur mouvement, proximité du Bac oblige.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Mar 20 Mai - 19:37

La lettre de Darcos aux enseignants

Le ministre a tenté lundi de désamorcer la crise avec les enseignants en leur proposant de "débattre" d'améliorations financières. Les syndicats sont sceptiques.
Après la mobilisation de jeudi, entre 20.000 et 45.000 personnes ont manifesté dimanche à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation.


Petit signe d'ouverture de la part de Xavier Darcos. Le ministre de l'Education nationale a proposé aux syndicats enseignants de débattre d'"améliorations concrètes en terme de carrière et de pouvoir d'achat". Ce alors même que la contestation contre les suppressions de postes au sein de l'Education bat son plein. L'envoi de cette lettre aux responsables syndicaux, dont le contenu varie légèrement selon les syndicats, fait en effet suite à la manifestation ayant réuni dimanche entre 20.000 et 45.000 personnes à Paris et intervient quatre jours après la journée de grève et de manifestations bien suivie dans l'Education contre les suppressions de postes.

Dans ce courrier, Xavier Darcos souhaite que soit "ouvert rapidement" le dossier de la revalorisation de la condition enseignante, qui figurait au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy mais qui a été jusqu'ici limité à la remise au ministre, en février, d'un rapport (dit "Pochard") proposant plusieurs scénarios. Aucune discussion n'a suivi, selon les syndicats. Xavier Darcos précise que cette revalorisation portera d'abord sur "l'entrée dans le métier", qui doit être "repensée et améliorée". Doit aussi être examiné "le déroulement de carrière afin d'améliorer le pouvoir d'achat", selon le ministre, qui, sur ces deux points, va proposer un "document de méthode" permettant "de définir les thèmes et les principes généraux de la discussion qui se poursuivra dans les prochains mois." Il suggère aussi d'"accompagner l'évolution des conditions d'exercice du métier", en rétribuant mieux l'"investissement" des professeurs. Le courrier évoque enfin l'envoi prochain d'une "feuille de route" sur la réforme du lycée.

Mais de manière générale, la missive n'aborde pas les trois sujets principaux de mécontentement des syndicats (les suppressions de postes à la rentrée, le service minimum dans les écoles et les nouveaux programmes du primaire). Entre autres réactions, la Sgen-CFDT a affirmé : "s'il souhaite qu'on en oublie la question des postes, le ministre se trompe. Les collègues sont sensibles à ce qu'on ouvre la question du métier mais les mobilisations sont dirigées par de vraies inquiétudes sur la manière dont va se passer la rentrée". "C'est une lettre que le ministre a écrite sous pression, une déclaration d'intention qui répond à côté des revendications portées par les profs le 15 mai", pour l'Unsa Education. "La condition enseignante n'est qu'un élément de l'amélioration de l'Ecole et ne répond pas à la question d'améliorer la réussite scolaire à la rentrée", a renchéri le SNUipp-FSU, majoritaire au primaire.

Lundi après-midi, une interfédérale de l'Education a réitéré son appel à faire du samedi 24 mai "une grande journée de manifestations" en France, promettant une nouvelle rencontre sur la suite du mouvement. Un peu plus tôt, une intersyndicale du primaire (SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT) s'était mise d'accord sur le principe d'une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy et d'une pétition protestant contre son projet de droit d'accueil en primaire. Les lycéens de la Fild, pour leur part, ont décidé d'arrêter leur mouvement, proximité du Bac oblige.

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MessageSujet: Re: Grève lycéens   Dim 25 Mai - 18:18

Les profs de moins en moins nombreux dans la rue

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs villes de province contre les suppressions de postes prévues dans l'éducation.
Dimanche dernier, entre 20.000 et 45.000 personnes avaient manifesté à Paris.


Plusieurs milliers d'enseignants, lycéens et parents d'élèves - 4000 selon la police, 7000 selon les organisateurs - ont manifesté samedi à Paris contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. En tête du cortège, des manifestants tenant une banderole portant l'inscription : "Face aux attaques contre le service public d'éducation, pour l'école, les jeunes, les personnels, une politique éducative ambitieuse, des emplois publics et des budgets à la hauteur". Etaient notamment présents le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, celui d'UNSA-Education, Patrick Gonthier, et le président du syndicat lycéen UNL Florian Lecoultre. L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang est également venu soutenir le début de la manifestation partie sous la pluie dans une ambiance bon enfant.

"Non, non, non, aux suppressions, oui, oui, oui, à plus d'éducation", scandaient certains manifestants, tandis que d'autres lançaient : "Elèves, parents, profs, même combat" ou encore "Darcos ne nous entend pas : résistance !". Dans le cortège, qui comprenait de nombreux parents et enfants scolarisés en primaire ou au collège, certains enfants brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire : "Darcos t'es un os pour nos gosses", "DarkCraignos" ou encore "Darcos, craignos pour nos minos".

En province, plusieurs rassemblements ont notamment eu lieu samedi à Nantes et à Toulouse. Tous protestent depuis plusieurs semaines contre les 11.200 suppressions de postes prévues cette année et sur lesquelles le ministre de l'Education nationale reste inflexible. A cette question s'est greffée l'annonce d'une possible généralisation d'un service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, perçue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève. "Il faut accentuer la pression", a déclaré le secrétaire général de l'Unsa-Education, Patrick Gonthier, dans une lettre aux adhérents du syndicat.

Mais la mobilisation faiblit. Si entre 4000 et 7000 personnes ont manifesté samedi à Paris, ils étaient entre 20.000 et 45.000 dimanche dernier. "La mobilisation est effectivement plus faible, c'est indéniable, mais elle s'explique par le fait qu'il s'agit de la quatrième journée d'action en 10 jours. Ce samedi marque plutôt un maintien du mouvement", a déclaré Gérard Aschieri, à l'issue de la manifestation parisienne. Interrogées sur la suite de la mobilisation, la FSU et l'Unsa-Education ont affirmé que les fédérations de l'Education devraient "vraisemblablement se retrouver mardi soir pour décider des suites de la mobilisation". Une intersyndicale Fonction publique, déjà fixée à mardi, doit également décider d'une éventuelle nouvelle journée d'action début juin.

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