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 Affaire Fourniret

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nath
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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 13 Mai - 19:17

Fourniret se dit toujours "extrêmement dangereux"

C'est ce qu'il a déclaré alors qu'une de ses victimes se trouvait à la barre mardi. Le tueur en série présumé a par ailleurs présenté des excuses, non à ses victimes, mais aux juges d'instruction.
Il s'agit de sa première prise de parole depuis l'ouverture de son procès il y a près de deux mois.


Des dizaines de journalistes et des centaines de personnes se sont pressés mardi à la cour d'assises des Ardennes pour entendre Michel Fourniret, poursuivi pour les viols et meurtres de sept jeunes filles. Après un silence de près de deux mois sur les faits, qu'il justifiait par l'absence de huis clos, le tueur en série présumé avait annoncé mercredi dernier qu'il consentait à parler. Fait exceptionnel, le président de la cour, Gilles Latapie, a annoncé au début de cette 24e audience que les débats seraient enregistrés, afin de consigner d'éventuelles révélations.

Il a ensuite demandé à l'accusé ce qu'il souhaitait dire. "Merci de me poser cette question, en effet les choses sont en train de changer. (...) Je suis amené à venir aujourd'hui présenter un petit paquet d'excuses aux deux juges d'instruction de Charleville-Mézières", a dit Michel Fourniret. Lisant ensuite un document rédigé de sa main, il s'est lancé dans une analyse confuse des conclusions de l'instruction, revenant sur certains griefs techniques qu'il avait relevé auparavant, sans évoquer les sept meurtres qu'il a déjà avoués à l'audience comme durant l'enquête. Le président insistant pour savoir s'il souhaitait faire d'autres déclarations, il a dit : "rien ne me saute aux yeux qui fasse ressortir une urgence telle qu'il faille que je me torture les méninges".

Michel Fourniret a ensuite expliqué qu'il se considérait comme toujours "extrêmement dangereux" car il doutait toujours d'avoir fait perdre sa virginité à une femme. "A partir du moment où ce doute existe, je reste en situation d'être un individu extrêmement dangereux", a déclaré l'accusé alors qu'une de ses victimes, agressée sexuellement dans les années 1980, témoignait à la barre. "Ca veut dire que vous vous considérez encore comme dangereux ?", a alors interrogé un avocat des parties civiles. "Oui", a répondu Fourniret.

Dans des écrits échangés en 1987 avec Monique Olivier - alors qu'il était emprisonné pour une série d'agressions sexuelles -, Fourniret avait expliqué sa quête de jeunes filles vierges par le fait de n'avoir jamais pu expérimenter la défloration. Si ni sa première épouse Annette, ni l'actuelle Monique Olivier - sa coaccusée dans ce procès - n'étaient vierge lors de leur rencontre avec Fourniret, en revanche sa deuxième femme Nicole avait assuré à la barre la semaine dernière que Fourniret avait été son premier amant. Des affirmations dont il a à nouveau douté mardi, parlant de l'"autodéfloration commise" par cette dernière.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Jeu 15 Mai - 13:07

Fourniret insulte son épouse en pleine audience

Il l'a notamment traitée de "connasse", alors que les débats s'attardaient mercredi sur leur complicité présumée dans le meurtre de Farida Hamiche en 1988.
Le tueur en série présumé a en outre reconnu avoir trahi un ex-codétenu en tuant son épouse, Farida Hamiche, pour ravir le butin du célèbre gang des "Postiches".


Scène de ménage en pleine audience. Michel Fourniret a traité son épouse Monique Olivier de "connasse" mercredi lors de leur procès devant les assises des Ardennes, alors que les débats s'attardaient sur leur complicité présumée lors du meurtre de Farida Hamiche en 1988. Le coup de sang du principal accusé s'est produit tandis que son épouse contestait fermement avoir porté des coups de baïonnette à cette jeune femme de 30 ans, qu'il avait tuée en l'étranglant.

"Je vous dis la vérité, je n'ai pas donné de coups de baïonnette à Farida", a répondu Monique Olivier à un avocat qui l'interrogeait. Egalement debout dans le box, Michel Fourniret s'est alors tourné vers elle : "C'est un mensonge flagrant Madame, un de plus !", a-t-il lancé. "Mais arrête tes conneries merde ! C'est pas vrai cette bonne femme !", a-t-il ajouté avant de lâcher à haute voix : "Connasse !". Alors que le président Gilles Latapie l'invitait à se calmer, Michel Fourniret a prié la cour d'"accepter ses excuses".

Sur le fond de ce dossier, "Jean-Pierre Hellegouarch est quelqu'un que j'ai trahi, dont j'ai trahi la confiance", a déclaré Michel Fourniret devant la cour. Jean-Pierre Hellegouarch et Michel Fourniret se sont rencontrés en 1984 à la prison de Fleury-Mérogis. Le futur tueur en série était écroué pour des agressions sexuelles, ce qu'il dissimulait à ses co-détenus. Son voisin de cellule était accusé d'être un "braqueur" de banques, trafiquant d'armes et de drogues.

Jean-Pierre Hellegouarch, 65 ans, extrait de sa prison pour venir déposer comme témoin, a expliqué à la barre qu'il ne s'était pas méfié. "Fourniret m'apparaissait comme quelqu'un d'inoffensif", a-t-il dit. Fourniret, libéré en premier, multiplie les visites à Farida Hammiche, épouse de Hellegouarch. En 1988, Jean-Pierre Hellegouarch confie à la jeune femme l'existence d'un butin, enterré dans un cimetière du Val-d'Oise. Il pense à Fourniret et "ses mains de jardinier" pour récupérer l'argent. Farida Hamiche et Michel Fourniret déterrent le trésor, des lingots et pièces d'or provenant de "casses" du gang des Postiches, bandits ayant écumé les banques parisiennes de 1981 à 1986. Le couple Fourniret empoche une "commission". Mais Fourniret se ravise bientôt. Quelques semaines plus tard, en avril 1988, il tue Farida Hammiche à coups de baïonnette, l'enterre dans la forêt près de Clairefontaine (Yvelines) et empoche la quasi-totalité du magot.

"Il avait reçu sa part mais m'a dit qu'il en voulait plus et que si Farida refusait, il irait la voir", a déclaré mercredi Monique Olivier, présente au moment de l'assassinat. Avec l'argent, le couple s'achète pour 1,2 millions de francs le manoir du Sautou dans les Ardennes, où seront enterrés les corps de deux autres victimes du tueur. Fourniret acquiert une nouvelle voiture, et joue double jeu, allant jusqu'à aider aux recherches de Farida Hammiche."Ils ont poussé la duplicité jusqu'à venir me chercher à ma sortie de prison !", s'est indigné Jean-Pierre Hellegouarch.

Le Breton retrouve 300.000 francs chez son épouse. Le couple Fourniret lui jure que Farida Hammiche est partie avec quelqu'un d'autre. Hellegouarch finit par suspecter les conjoints à qui il rend visite dans les Ardennes. "Ils vivaient comme des pauvres, ils habitaient une cabane de jardin. En y réfléchissant, c'était suspect, c'était trop", a-t-il dit. En 1990, au hasard d'un interrogatoire de police, il apprend des policiers l'existence du manoir du Sautou, s'y rend dans la foulée, croise Michel Fourniret en chemin, lui tire dessus, le rate, le prend en chasse, mais le perd. Il met en joue Monique Olivier "apeurée qui pleurniche", "son enfant accroché à sa jupe", la prend en pitié, l'épargne et lui laisse son numéro de téléphone. "Si elle avait appelé, cela aurait été facile de clore le chapitre Fourniret", a dit le braqueur, laissant entendre qu'il aurait alors tué le criminel.

Le couple Fourniret se cachera avec succès en Belgique. Le corps de Farida Hammiche n'a jamais été retrouvé. La justice a inexplicablement négligé de joindre cette affaire aux poursuites. Le dossier, qui semble aujourd'hui prescrit, n'est pas reproché au tueur et n'était examiné que dans le cadre de l'examen de sa personnalité. Même si Fourniret a proposé son aide à l'audience pour retrouver le corps, Hellegouarch s'est dit amer :"j'ai plus que de la rancoeur contre la justice, c'est comme si on dansait sur sa tombe. Plus que du gâchis, c'est une souillure".

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Ven 16 Mai - 12:37

Fourniret "reprend sa parole"

Alors qu'il avait promis de répondre aux questions devant la cour d'assises des Ardennes, il a de nouveau choisi, vendredi, de rester silencieux.
Même s'il avait accepté depuis le 7 mai de s'exprimer sur les crimes dont il est accusé, il n'avait fait aucune révélation, préférant s'en prendre à Monique Olivier.


Depuis le début de son procès, Michel Fourniret a fait de sa parole l'un des principaux enjeux des débats, soit qu'il se taise et refuse de répondre aux questions, laissant les familles de victimes à leurs questions, soit qu'il multiplie les déclarations choquantes. Il a de nouveau focalisé les débats sur cette parole ce vendredi en assurant : "Je m'arrête au milieu du gué". Une courte déclaration faite devant la cour d'assises des Ardennes pour confirmer, après une courte suspension d'audience, qu'il refusait désormais de nouveau de s'exprimer sur les faits.

L'accusé avait affirmé peu auparavant qu'il "reprenait (sa) parole" à la suite de remontrances de l'avocat général Francis Nachbar sur des insultes proférées à l'encontre d'un avocat des parties civiles, Me Didier Seban. "Ecoutez M. Seban, c'est pas une loque émotive comme moi qui va se laisser impressionner par un petit avocat de merde !", avait crié l'accusé à l'adresse de l'avocat lors de son interrogatoire sur le meurtre, en 1989, de Jeanne-Marie Desramault, une étudiante de 21 ans. Mis en garde par l'avocat général, l'accusé a lancé par la suite : "J'ai voulu prendre la parole, j'ai toutes les raisons de le regretter, donc je reprends ma parole. Terminé !"

Le président de la cour Gilles Latapie a souhaité une suspension d'audience, alors qu'un autre avocat Me Gérard Chemla invitait Michel Fourniret à bien réfléchir à sa décision de changer à nouveau d'attitude. A la reprise des débats vers 10h45, Gilles Latapie a interrogé l'accusé : "Alors Monsieur Fourniret vous vous arrêtez au milieu du gué ?". Le tueur en série présumé a acquiescé de la tête avant de confirmer : "Je m'arrête au milieu du gué".

Alors qu'il se murait dans le silence depuis sept semaines ("Sans huis clos, bouche cousue", était-il écrit sur l'écriteau qu'il avait brandi le 27 mars à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises des Ardennes), Michel Fourniret avait pourtant promis le 7 mai à l'audience devant ses enfants témoignant à la barre qu'il participerait désormais aux débats. Depuis lors il avait tenu sa promesse tout en ne faisant aucune révélation, préférant généralement s'en prendre à son épouse et coaccusée Monique Olivier.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Sam 17 Mai - 12:09

Le contrat de défense

Tant que Michel Fourniret parlait, les parties civiles espéraient encore en savoir un peu plus sur le rôle de Monique Olivier.
Il l'a bien évoqué en réponse à certaines questions. Mais s'il secoue sa femme avec quelques coups de gueule, il ne l'enfonce finalement pas tant que ça.


Il ne s'agit bien sûr pas d'une certitude, mais d'une hypothèse à laquelle, au fil des audiences, les deux accusés donnent de l'épaisseur : celle de la conclusion entre eux d'un traité de non-agression.

Officiellement, rien ne va plus dans le couple. Michel Fourniret n'a pas contre Monique Olivier une dent, mais, dit-il, "une molaire". Elle, elle ne supporterait plus sa proximité. Monique Olivier aurait même voulu assister aux audiences dans un box séparé. Dès le début de ce procès d'ailleurs, ils affichent leurs différences : Monique Olivier promet qu'elle va tout dire, répondre à chaque question. Lui, 24 audiences durant en tout cas, et à nouveau désormais, se tait.

Mais quand elle parle, elle n'ajoute rien à ses aveux de 2004. Sans douleur donc pour Michel Fourniret. Quant à lui, son silence, bien sûr, sert Monique Olivier puisqu'il ne permet pas d'éclairer son rôle. A tel point que très vite certains s'interrogent : et s'il ne s'agissait que d'une stratégie commune ? Et si au présumé pacte criminel conclu en 1987 s'était substitué un autre accord pour les besoins du procès : pas d'entente cordiale mais un contrat de défense très scénarisé dans lequel chacun tiendrait à merveille son rôle.

Quand Michel Fourniret se met à parler par exemple. Symboliquement, il cogne sur sa femme. Scène de ménage dans le box : il l'insulte, l'humilie ... mais quoi d'autre ? Sur le fond, les faits, la participation de Monique Olivier, il ne dit pas grand-chose. A peine fait-il mine de la charger, qu'elle dément. Et quand c'est elle qui accuse, il réfute. La cour dispose donc systématiquement de deux versions qui finissent pas se neutraliser l'une l'autre. Maître Didier Seban, l'avocat de la famille de Jeanne-Marie Desramault, la troisième victime du couple, résume : "Vous vous protégez gentiment".

Parfois même ils se disculpent l'un après l'autre. Prenons le cas Jeanne-Marie, justement. Monique Olivier accusait son mari de s'être livré sur elle à des attouchements post-mortem. Tout bien réfléchi, elle ne sait plus très bien : "J'ai interprété ces gestes comme tels". Ce dossier est le seul dans lequel elle n'est pas complice mais co-auteur. Et comme par hasard, quelques minutes plus tôt, Michel Fourniret explique : "Jeanne-Marie est morte de mes mains par étranglement, de la part de Monique il n'y a eu aucune action".

Et chacun reste à sa place : lui le dominant qui ne veut pas se faire voler son crime, elle la dominée, cette image qu'elle espère toujours donner à la cour pour atténuer la peine à venir. Quand il parle de ses crimes, Michel Fourniret aime les raconter comme des "films". Ce procès a peut-être été l'occasion pour lui d'écrire un dernier scénario, celui de la défense des Fourniret, sans changer la distribution :
Acteur principal : Michel Fourniret
Figurante indispensable : Monique Olivier.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Lun 19 Mai - 19:22

Le "pacte éternel" des deux accusés

Selon un expert entendu lundi, il existe entre Fourniret et son épouse une relation de "compromission" entraînant une "rétention d'information" chez Monique Olivier.
Le procès entre dans sa dernière ligne droite alors que l'accusé, de nouveau muré dans le silence, ne s'est exprimé que sur trois meurtres, sans vraiment les éclairer.


Y a-t-il eu un pacte diabolique entre Michel Fourniret et son épouse ? C'est en tout cas ce qu'a affirmé lundi un expert, interrogé sur la dynamique criminelle du couple, alors que le procès entre dans sa dernière ligne droite. Mardi et mercredi seront consacrés au plaidoiries des parties civiles, avant le réquisitoire jeudi.

Philippe Herbelot, psychanalyste à Reims, explique, sur la base d'un examen des accusés en 2005, qu'il existe encore entre les époux Fourniret un "pacte éternel", une relation de "compromission" qui entraînerait une "rétention d'information" de la part de Monique Olivier. Selon lui, "Michel Fourniret sait bien que Monique Olivier est limitée dans ses déclarations par son implication". Concernant la dynamique du couple, l'expert estime par ailleurs que Monique Olivier est "tout à fait responsable de l'explosion criminelle de Michel Fourniret", en évoquant le rôle de "spectatrice soumise qui va l'encourager dans son oeuvre perverse."

Autre fait marquant de ce lundi, la présentation par le président de la cour d'assises, Gilles Latapie, d'une lettre que Monique Olivier a écrite en avril à Sélim -le fils qu'elle a eu avec Fourniret- pour qu'il témoigne en sa faveur par écrit devant la cour. Ecrite un mois après l'ouverture du procès le 27 mars, cette lettre a été versée au débat.

Les termes de ce courrier de cinq pages envoyé à son fils, aujourd'hui âgé de 19 ans, sont éloquents. "Si tu pouvais témoigner par écrit, tu pourrais aussi parler de moi, je sais que je n'ai pas été méchante envers toi", écrit ainsi Monique Olivier. "Tu sais qui est responsable de ma dégringolade (...) Je ne suis pas l'auteur principal des faits évidemment", poursuit-elle dans la lettre. "PS : pense bien à envoyer ton témoignage au président (de la cour) par l'intermédiaire de mes avocats", conclut la co-accusée.

De son côté, dans un nouveau coup d'éclat, le tueur en série présumé était revenu vendredi sur son engagement de participer aux débats, qu'il avait pris le 7 mai devant deux de ses enfants témoignant à la barre. Michel Fourniret, replongé dans son mutisme, n'aura donc tenu que quatre jours sa promesse de s'expliquer sur les faits, un temps qu'il a utilisé pour ergoter sur des détails au lieu d'éclairer la cour d'assises des Ardennes sur les sept meurtres dont il est accusé. Et contrairement aux espoirs exprimés par les avocats après la promesse de Fourniret de s'expliquer, les quatre jours d'audience n'ont pas plus permis d'éclairer le degré de complicité de son épouse. "Les deux accusés restent sur deux routes parallèles pour surtout de ne pas se croiser", a estimé Me Didier Seban, l'avocat de la famille Desramault.

Avant sa rétractation, la cour a pu entendre Michel Fourniret s'expliquer sur trois meurtres : ceux d'Isabelle Laville dans l'Yonne en 1987, de Fabienne Leroy dans la Marne 1988 et de Jeanne-Marie Desramault tuée en 1989 dans les Ardennes. S'il a reconnu être dans "un état second" lors de l'étranglement d'Isabelle et avoir jeté son dévolu sur Fabienne de manière "non préméditée", Michel Fourniret a le plus souvent entraîné la cour dans des digressions, racontant par le menu les itinéraires empruntés ou encore la marque et la couleur des voitures utilisées pour commettre ses forfaits.

"Mettez le turbo !", s'est exclamé Gilles Latapie, le président de la cour d'assises alors que l'accusé se perdait dans un long monologue. "Il déplace l'objet (de la question), c'est ça la perversion par excellence", a souligné le psychologue Jean-Luc Ployé, un des nombreux experts venus expliquer les mécanismes de "toute-puissance" de Fourniret qualifié de "pervers narcissique", le "summum" dans la hiérarchie criminelle. "Il veut absolument dominer l'autre, ses épouses, ses victimes, la justice. On a bien vu qu'il voulait conduire les choses", a déclaré le Dr Bernard Dufossez, qui a souligné avec d'autres psychiatres l'état "incurable" de l'accusé "complètement emmuré dans sa problématique" de domination. "En face de lui, il n'y a plus les victimes, il y a les familles (...) On existe encore et la punition continue", a estimé de son côté Jean-Pierre Saison, le père d'une victime, qui a déserté l'audience plus d'une heure vendredi avec les autres familles pour protester "symboliquement" contre l'attitude de l'accusé.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 21 Mai - 10:31

"Culpabilité identique" pour Fourniret et son épouse

Au premier jour des plaidoiries des parties civiles, mardi, des avocat ont estimé que Monique Olivier étaient aussi coupable que Michel Fourniret du meurtre de deux adolescentes en 1987 et 1989.
"L'aide de celle-là, ça nous dépasse. Nous sommes au coeur du ruban noir de l'horreur", a notamment relevé Me Lombard au sujet de Monique Olivier.


Les plaidoiries des parties civiles au procès Fourniret vont se poursuivre ce mercredi. Mardi, les avocats des familles d'Elisabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans, tuée en 1989, et d'Isabelle Laville, 17 ans, étranglée en 1987 dans l'Yonne, ont ouvert le bal en évoquant la "culpabilité identique" des accusés dans ces deux affaires. "Je vais vous parler non d'un assassin, non de la complice d'un assassin, mais d'un couple assassin" a déclaré Me Paul Lombard, l'avocat du père d''Elisabeth, disparue le 20 décembre 1989 près de Namur (Belgique).

Dans ce dossier, Michel Fourniret, 66 ans, jugé pour sept meurtres aggravés, est accusé d'enlèvement, tentative de viol et meurtre. Son épouse, 59 ans, est renvoyée pour complicité. Au cours des débats, l'ancienne garde-malade a reconnu qu'elle était présente, avec leur fils d'un an, Sélim, lors de l'enlèvement de l'adolescente, abordée au prétexte de la recherche d'un médecin. "Elisabeth n'entre pas dans une camionnette de ravisseurs, elle entre dans une nurserie!", tonne Me Lombard, ample chevelure blanche. "Le stratagème est dégueulasse. Je choisis volontairement ce mot pour sa bassesse", poursuit-il. Puis en se tournant vers Monique Olivier, voûtée sur son siège et tête baissée depuis le début de la plaidoirie : "L'aide de celle-là, ça nous dépasse. Nous sommes au coeur du ruban noir de l'horreur", dit-il, en rappelant que c'est elle qui a procédé à la "toilette intime" de l'adolescente avant la tentative de viol.

Devant les interpellations de Me Lombard, Michel Fourniret, qui a laconiquement reconnu les faits lors du procès, reste sans réaction, les yeux clos. "Qu'est-ce que ça lui coûtait de dire qu'il était tourmenté par le remords, possédé par le diable. Il ne dit rien !" relève l'avocat, qui demande aux jurés de ne reconnaître aux accusés "aucune circonstance atténuante" en raison de leur "attitude" pendant le procès.

A sa suite, Me Alain Behr, l'avocat de la famille d'Isabelle Laville, la première victime présumée du couple, a souligné à son tour la culpabilité de Monique Olivier. "Vous êtes, Monique Olivier, autant coupable que Michel Fourniret", a-t-il déclaré. Dans ce dossier, Fourniret est accusé de viol et meurtre, Monique Olivier est renvoyée pour complicité de viol. Isabelle Laville a été enlevée le 11 décembre 1987, deux mois après la sortie de prison de Michel Fourniret incarcéré pour plusieurs agressions sexuelles, alors que le couple venait de s'installer dans l'Yonne.

Interrogée pendant le procès, Monique Olivier a notamment reconnu qu'elle avait abordé la jeune fille pour le compte de Fourniret. Elle a aussi admis l'avoir "mis en condition" en lui pratiquant une fellation alors qu'il peinait à violer la jeune fille. "Souvenez-vous que Sélim naît neuf mois, moins deux jours, après le meurtre d'Isabelle", rappelle Me Behr à l'attention des jurés.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Jeu 22 Mai - 16:19

Monique Olivier doit-elle être traitée comme Fourniret?

La réclusion criminelle à perpétuité ne peut qu'être requise contre Michel Fourniret mais il y a plus d'incertitude sur le sort de son épouse Monique Olivier.
Monique Olivier est considérée comme "curable et réadaptable", si elle acceptait une prise en charge psycho-thérapeutique. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 30 ans.


Après deux mois d'audiences, le procès Fourniret approche de son épilogue avec le réquisitoire ce jeudi devant la cour d'Assises des Ardennes. La réclusion criminelle à perpétuité ne peut qu'être requise contre Michel Fourniret mais l'incertitude plane sur le sort de son épouse Monique Olivier. Au cours des débats de près de deux mois devant la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières, Michel Fourniret, 66 ans, s'est contenté de reconnaître laconiquement les sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes après des viols ou tentatives de viols. Il n'a rompu son voeu de silence, entrecoupé de quelques éclats, pendant quatre jours seulement avant de sombrer de nouveau dans son mutisme.

La cour n'a ainsi pu l'entendre s'expliquer que sur trois meurtres : ceux d'Isabelle Laville dans l'Yonne en 1987, de Fabienne Leroy dans la Marne 1988 et de Jeanne-Marie Desramault tuée en 1989 dans les Ardennes. S'il a reconnu être dans "un état second" lors de l'étranglement d'Isabelle et avoir jeté son dévolu sur Fabienne de manière "non préméditée", Michel Fourniret a le plus souvent entraîné la cour dans des digressions. Selon la loi du 1er février 1994, le tueur en série présumé encourt une peine "incompressible", sans aucune possibilité d'aménagement de peine.

Monique Olivier, 59 ans, est co-accusée de meurtre dans un seul dossier et de complicité dans plusieurs autres. Selon l'accusation, elle aurait aidé son mari à étouffer Jeanne-Marie Desramault, car la jeune fille se débattait trop. Fourniret l'a très fermement disculpée de ce meurtre. Mais les avocats des parties civiles ont estimé que l'épouse était aussi coupable que le mari. "Je vais vous parler non d'un assassin, non de la complice d'un assassin, mais d'un couple assassin", a ainsi déclaré Me Paul Lombard, l'avocat du père d'Elisabeth Brichet, adolescente belge de 12 ans tuée en 1989.

Les experts, eux, sont intervenus dans le sens d'une "complémentarité criminelle". Ainsi Jean-Luc Ployé a évoqué une "organisation redoutable" du couple dans laquelle l'épouse "incitait le tueur en série présumé à réitérer ses actes". L'ancienne garde-malade encourt la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 30 ans. Si Fourniret a été analysé comme étant "incurable", Monique Olivier est considérée comme "curable et réadaptable", si elle acceptait une prise en charge psycho-thérapeutique.

La cour devrait entrer en délibéré mardi soir, après les deux journées d'audience consacrées aux plaidoiries de la défense, puis rendre son verdict mercredi 28 mai, a déclaré à l'AFP Christophe Aubertin, le magistrat chargé des relations avec la presse. Selon le planning annoncé, la défense de Monique Olivier prendra la parole devant la cour lundi après-midi. Les avocats de Michel Fourniret, qui doit répondre de sept homicides aggravés de jeunes filles et de trois agressions, s'exprimeront devant les magistrats et les neuf jurés mardi après-midi.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Ven 23 Mai - 10:33

La perpétuité requise contre Fourniret et Olivier

L'avocat général a demandé que la peine de Michel Fourniret s'effectue sans aucun aménagement et requis trente ans incompressibles à l'encontre de son épouse.
"Nous avons affaire à un couple de criminels d'une cruauté et d'une inhumanité que jamais notre pays n'avait imaginé connaître", a déclaré Francis Nachbar au début de son réquisitoire.


La réclusion à perpétuité a été requise jeudi par l'accusation aux assises des Ardennes contre le tueur en série présumé Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, désignée comme la principale responsable de sept meurtres de jeunes filles de 12 à 22 ans entre 1987 et 2001.La défense plaidera la semaine prochaine et le verdict est attendu mercredi ou jeudi.

L'avocat général Francis Nachbar a demandé une période de sûreté incompressible totale pour Michel Fourniret, 65 ans - la "perpétuité réelle" introduite en 1994 pour les crimes visant des enfants, et qui n'a été prononcée que deux fois à ce jour. Contre Monique Olivier, 59 ans, est requise une période de sûreté de 30 ans, le maximum applicable. Olivier "est aussi coupable" que Fourniret, a déclaré hors audience le père d'une victime, déplorant la différenciation dans les réquisitions.

Au terme de cinq ans de procédure et deux mois de procès, Francis Nachbar a relaté le calvaire des sept victimes des Fourniret, enlevées, violées ou violentées, assassinées, et dont les corps demeurèrent parfois dissimulés jusqu'à 19 ans. Devant un Fourniret figé, yeux clos, et une Monique Olivier tête basse, il a fait part de son malaise. "Nous sommes dans les ténèbres du Mal (...) Après cinq ans, je n'en peux plus de ces horreurs". "A gerber Fourniret ! A gerber Olivier !", a-t-il lancé aux accusés après le récit d'un des crimes.

Le magistrat a fait part de son dégoût pour les accusés, "des fêlés" qui selon lui n'ont que "les apparences d'êtres humains". "Un clown grotesque et criminel et sa muse sanglante", "un Diable à deux visages", des "monstres", a-t-il dit, les comparant à un couple d'araignées. Reléguant presque Fourniret au second plan, l'avocat général a estimé que Monique Olivier, et non son mari, était la véritable instigatrice des quatorze ans de crimes du couple.

Dans son réquisitoire, Francis Nachbar s'est montré particulièrement dur à l'encontre de Monique Olivier, "l'égérie du crime" pour Fourniret. "Aujourd'hui encore, elle fait semblant de ne pas trop savoir ce qu'elle connaît pourtant parfaitement dans les moindres détails", a-t-il ajouté à propos de son attitude à l'audience. Pour le magistrat, c'est d'ailleurs l'accusée et non son mari qui est l'instigatrice et la responsable principale.

Il l'a ainsi interpellée en lui demandant implicitement de parler sur les autres victimes encore inconnues du couple, dont l'existence est soupçonnée fortement. "Comment pouvez-vous continuer à vous taire, comment pouvez-vous manger, dormir, faire vos mots croisés, rire, oui, rire ? Comment vos nuits ne sont-elles pas hantées par tous ces visages innocents qui hurlent à vos oreilles ?", a-t-il asséné. "Nous avons affaire à un couple de criminels d'une cruauté et d'une inhumanité que jamais notre pays n'avait imaginé connaître".

Il a évoqué la peine de mort supprimée en 1981 : "Vous n'avez que les apparences d'êtres humains. Mais notre force à nous, c'est que nous allons vous traiter comme des êtres humains. (...) Vous, les assassins d'êtres faibles et sans défense, nous, nous ne tuons personne et cela nous donne une force d'âme que vous ne pourrez jamais soupçonner".

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Sam 31 Mai - 18:53

Perpétuité pour le couple infernal


La cour d'assises des Ardennes a condamné, mercredi, les époux Fourniret à la perpétuité, avec aucun aménagement de peine possible pour lui et 28 ans incompressibles pour elle.
L'avocat de Michel Fourniret avait annoncé hier que son client ne ferait pas appel du verdict.


Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier ont été condamnés mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises des Ardennes pour sept meurtres de jeunes filles en France et en Belgique entre 1987 et 2001. La cour a interdit tout aménagement de peine pour le tueur en série, âgé de 66 ans, reconnu coupable de sept meurtres, sept viols ou tentatives de viols et aussi de trois autres agressions. Il ne pourra donc jamais sortir de prison. La peine de Monique Olivier, 59 ans, déclarée coupable de complicité dans cinq meurtres, est assortie d'une période de sûreté incompressible de 28 ans. La décision est sans surprise, les Fourniret ayant avoué pendant l'enquête, comme au procès, avoir enlevé et tué six jeunes Françaises et une Belge.

L'accusation n'a toutefois pas totalement été suivie, car elle avait demandée une période de sûreté de 30 ans pour Monique Olivier. Un appel de l'accusée, qui s'est présentée lors de l'audience comme une victime de son mari, est possible. En revanche, l'avocat de Michel Fourniret a fait savoir que son client ne ferait pas appel de sa condamnation. Un Michel Fourniret qui s'est rasé la barbe et quasiment rasé la tête pour entendre le verdict. Lui et son épouse n'ont montré aucune réaction lors de l'énoncé de leurs condamnations.


Sur les bancs des parties civiles, en revanche, plusieurs parents de victimes ont pleuré. "Une autre vie va commencer, c'est un soulagement mais il n'y a jamais de fin. Je ne vois pas l'après, il va falloir prendre de la distance, sans Céline", a dit Jean-Pierre Saison, père de Céline Saison. Pour Gérard Chemla, un des avocats des victimes, "les familles ont opposé à l'atrocité un visage humain et digne".



Les époux Fourniret n'en ont pas fini avec la justice. Ils sont mis en examen depuis mars dernier pour deux autres crimes. Ils concernent Marie-Angèle Domèce, une handicapée de 19 ans disparue le 8 juillet 1988 à Auxerre et Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans retrouvée étranglée en mai 1990 dans une rivière, toujours près d'Auxerre.

Michel Fourniret nie ces faits pour lesquels il a été accusé de manière circonstanciée par son épouse. Mardi, l'avocat général Francis Nachbar a promis que "tout serait mis en oeuvre" pour terminer rapidement cette enquête. Son déroulement pourrait souffrir du prochain transfert de Charleville à Reims du pôle "instruction" du tribunal, du à la réforme Dati.

Perpétuité incompressible : les précédents
La réclusion criminelle à perpétuité incompressible, dont Michel Fourniret a écopé mercredi, a été déjà appliquée au moins trois fois en France, en 2006 et en 2007, pour des meurtres ou tentatives de meurtre d'enfants précédés de viols. Cette peine, instaurée par une loi de 1994 et qui est actuellement la plus sévère du code pénal, a été infligée le 11 juillet 2007 à Pierre Bodein, dit "Pierrot le fou", par la cour d'assises du Bas-Rhin. Elle a aussi été appliquée à Christian Beaulieu, reconnu coupable, en décembre 2007 à Nevers, du viol et du meurtre de Mathias, 4 ans. Pour ces crimes perpétrés en mai 2006 dans la Nièvre, il doit être jugé en appel à Bourges à partir du 9 juin. Enfin, en octobre 2006, Patrick Ghiliazza, a été condamné par la cour d'assises d'Indre-et-Loire, notamment pour une tentative de meurtre et plusieurs viols sur des adolescentes de moins de 15 ans, en 2002 à Tours.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Sam 31 Mai - 18:55

Les Fourniret devront dédommager leurs victimes

Ils ont été condamnés jeudi à payer un total d'environ 1,5 millions d'euros aux familles de leurs victimes pour le préjudice moral subi.

Michel Fourniret et Monique Olivier ont été condamnés jeudi à Charleville-Mézières à payer un total d'environ 1,5 million d'euros aux familles de leurs victimes, lors de l'audience d'intérêts civils au lendemain du verdict pénal.

Après la double condamnation à la prison à vie prononcée mercredi par la cour d'assises des Ardennes, les avocats de quelque 40 parties civiles au procès - parents, frères ou soeurs des sept jeunes filles tuées, victimes ayant survécu et leurs proches - réclamaient des indemnités pour le préjudice moral subi.

Ils se sont vu attribuer environ la moitié des quelque 3 millions d'euros demandés, sans compter le remboursement des frais de justice. Les magistrats de la cour ont attribué en général 75.000 euros pour chaque père ou mère de victime décédée, 50.000 euros pour les frères ou soeurs, et entre 7.500 et 40.000 euros, toujours au titre du préjudice moral, en fonction de la gravité des séquelles pour les trois jeunes filles ayant réchappé à Fourniret. L'une des trois, une jeune femme belge victime d'une tentative de viol en 1995 près de Namur, recevra aussi 100.00O euros au titre de l'IPP (incapacité permanente partielle). Les débats ont montré qu'elle avait subi un choc "gravissime".


De manière générale, les avocats réclamaient 100.000 euros pour chacun des proches des victimes décédées, parents, frère ou soeur. "Les familles ont voulu rester unies et demander la même somme, malgré des situations incomparables", a expliqué l'un des avocats, Me Didier Seban. Pour se justifier, il a invoqué "l'horreur des faits", "la violence avec laquelle ils ont été décrits" à l'audience, et la "durée de l'absence" à laquelle ont été confrontées les familles en raison de la résolution tardive des affaires.

Ce n'est qu'en 2004 que Monique Olivier avait avoué aux enquêteurs belges les sept meurtres aggravés commis entre 1987 et 2001 par son mari. Le corps d'Isabelle Laville, violée et tuée en 1987 dans l'Yonne, n'avait été découvert qu'en juillet 2006 au fond d'un puits sur les indications de Fourniret. Les deux tiers des 1,5 millions d'euros devront être versés solidairement par les deux époux, le solde étant à sa seule charge à lui. Monique Olivier n'était impliquée que dans cinq des dix dossiers jugés au procès.

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