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 Affaire Fourniret

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nath
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MessageSujet: Affaire Fourniret   Mar 25 Mar - 20:34

Un couple diabolique aux assises

Le tueur en série présumé Michel Fourniret comparaît à partir de jeudi devant les assises des Ardennes, pour sept meurtres et des viols ou tentatives de viols.
Son épouse, Monique Olivier, encourt elle aussi la perpétuité.


Michel Fourniret, qui aura 66 ans au cours de son procès devant la cour d'assises des Ardennes, va devoir répondre à compter de jeudi de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Rapidement surnommé "l'Ogre des Ardennes" par la presse, Michel Fourniret encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Tout comme son épouse de 59 ans, Monique olivier, accusée aussi d'un des meurtres et de complicité dans au moins quatre autres crimes. Le procès doit durer deux mois.


UN "PACTE" SORDIDE LIE LE COUPLE

L'obsession de la virginité : tel pourrait bien être le mobile numéro un de Michel Fourniret. Il aurait été traumatisé de découvrir que sa première épouse, dans les années 60, n'était pas vierge. Dès lors, le dessinateur industriel mène une double vie : monsieur tout le monde le jour, prédateur la nuit. Marié, puis remarié, Fourniret est déjà père de quatre enfants, quand il est arrêté en 1984 et condamné pour agressions sexuelles.

En détention, il fait connaissance de Monique Olivier via une petite annonce. Selon des lettres saisies par les enquêteurs, le couple aurait conclu "une sorte de pacte" criminel : en échange du meurtre de son premier mari, elle devait l'aider à trouver une jeune fille vierge pour assouvir son fantasme. Il sort de prison en 1987. Leur équipée criminelle conduira, selon les chefs d'accusation retenus pour le procès, à sept homicides de jeunes femmes ou adolescentes commis entre 1988 et 2001.

Selon l'accusation, Monique Olivier intervient à plusieurs reprises dans les stratagèmes d'enlèvements mis au point par son mari. En 1987, c'est elle qui aborde leur première victime présumée. Sa présence dans la voiture, avec leur bébé né en 1988, aurait permis de "mettre en confiance" plusieurs victimes.

En 2004, alors que Fourniret est détenu depuis un an en Belgique pour une tentative d'enlèvement, sa femme craque. Elle attribue onze meurtres à Fourniret qui en avoue huit, dont les sept qui seront jugés à Charleville. Le mode opératoire qu'elle décrit est presque chaque fois le même : il repère une jeune fille qu'il aborde en voiture, prétexte une recherche d'itinéraire pour la faire monter à bord puis poursuit sa route vers un lieu isolé. L'odyssée criminelle se termine en juin 2003 avec le rapt manqué, près de Namur en Belgique, d'Asumpcion (prénom modifié), 13 ans, qui s'enfuit à un stop et reconnaît ensuite la camionnette à l'arrière de laquelle elle était ligotée. Fourniret est arrêté.


MICHEL FOURNIRET PRESENT A SON PROCES ?

Michel Fourniret a d'ores et déjà prévenu qu'il ne demanderait jamais pardon aux familles des victimes. Ces dernières semaines, il a également laissé planer le doute sur sa présence dans la salle d'audience. "Il sera là au début du procès", a déclaré mardi Me Pierre Blocquaux, un des trois avocats français commis d'office pour assurer la défense de Michel Fourniret, après s'être entretenu avec son client. "De toute façon, le président de la cour d'assises tient de l'article 320 du code de procédure pénale le pouvoir de le contraindre à comparaître", a ajouté l'avocat qui a dit "ne pas savoir" si son client serait présent à l'ensemble des audiences.

Jugée à ses côtés, son épouse et complice présumée, Monique Olivier, sera elle présente tout au long du procès, selon son avocat. Le couple, toujours marié, devrait être assis côte à côte dans le box des accusés pendant les deux mois du procès.


LES MEURTRES AU COEUR DU PROCES

-ISABELLE LAVILLE, 17 ans, disparue le 11 décembre 1987 à son retour de l'école à Auxerre. A l'époque Fourniret vient de s'installer avec Monique Olivier à Saint-Cyr-les-Colons (Yonne). Des restes du corps et des effets personnels sont retrouvés au fond d'un puits à Bussy-en-Othe (Yonne) en juillet 2006.
-FABIENNE LEROY, 20 ans, disparue le 3 août 1988 dans la Marne. Son corps ensanglanté est découvert le lendemain à proximité du camp militaire de Mourmelon-le-Grand. Après le viol, elle a été tuée d'une balle tirée à bout portant en pleine poitrine.
-JEANNE-MARIE DESRAMAULT, 21 ans, disparue le 18 mars 1989 à la gare de Charleville-Mézières. Son corps est retrouvé le 3 juillet 2004 au château du Sautou à Donchéry (Ardennes), ex-propriété des époux Fourniret. Monique Olivier est poursuivie comme coauteur du meurtre.
-ELISABETH BRICHET, 12 ans, enlevée le 20 décembre 1989 près de Namur, en Belgique. Son corps est retrouvé au château du Sautou le 3 juillet 2004, là encore sur les indications de Michel Fourniret après les dénonciations de son épouse.
-NATACHA DANAIS, 13 ans, enlevée sur un parking d'hypermarché à Rezé (Loire-Atlantique) le 21 novembre 1990. Le corps est retrouvé trois jours plus tard sur une plage de Vendée.
-CELINE SAISON, 18 ans, disparue le 16 mai 2000 après une épreuve de baccalauréat blanc à Charleville-Mézières. Son corps est retrouvé le 22 juillet 2000 dans un bois de Sugny en Belgique.
-MANANYA THUMPONG, 13 ans, enlevée le 5 mai 2001 à sa sortie de la médiathèque de Sedan (Ardennes). Le corps est retrouvé le 1er mars 2002 à Nollevaux (Belgique). Comme pour l'assassinat de Céline Saison, aucune complicité n'est reprochée à Monique Olivier.


LES DOSSIERS DEJA JUGES

-JOELLE PARFONDRY, victime d'une tentative de viol et d'un vol avec arme dans son salon de toilettage pour chiens près de Namur le 19 janvier 1995.
-SANDRA, 14 ans, victime d'une tentative d'enlèvement à la gare de Gedinne (Belgique) le 12 février 2000.
-ASUMPCION (prénom modifié), 13 ans, enlevée le 26 juin 2003 à Ciney (Belgique). Après avoir été violentée, l'adolescente parvient à s'échapper, conduisant à l'arrestation de Fourniret.


LES ENQUETES ENCORE EN COURS

En Belgique, Michel Fourniret est inculpé pour le meurtre d'une jeune fille au pair disparue en 1992. Monique Olivier l'a accusé de ce meurtre qu'il nie. En France, Michel Fourniret a avoué le meurtre en 1988 de Farida Hamiche, compagne d'un ancien codétenu, pour lui voler son or, issu du butin du célèbre "gang des postiches".

A Charleville-Mézières il est mis en examen le 11 mars pour deux assassinats perpétrés près d'Auxerre : ceux de Marie-Angèle Domèce, une handicapée de 19 ans disparue le 8 juillet 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, et de Joanna Parrish, une assistante d'anglais de 20 ans retrouvée violée et étranglée le 17 mai 1990. Ces crimes, que Fourniret nie, sont les derniers de la liste dressée par Monique Olivier lorsqu'elle dénonce son mari en plusieurs étapes entre juin 2004 et juin 2005.


SECURITE RENFORCEE

La ville de Charleville-Mézières s'apprête à vivre deux mois au rythme d'un procès placé sous haute-surveillance et fortement médiatisé. Quelque 70 CRS devraient assurer la surveillance du tribunal, dont l'accès sera limité et dont une partie des fonctionnaires a été délocalisée. Ils seront également en charge d'assurer la sécurité de la maison d'arrêt, située en centre-ville, où des travaux ont été effectués afin qu'une aile soit entièrement réservée à la détention des époux Fourniret. Une équipe du GIPN sera chargée d'assurer la garde rapprochée des deux prévenus lors de leur transfert au tribunal, qui s'effectuera chaque jour selon un parcours différent. Située à 15 km de la frontière belge, la ville de Charleville-Mézières avait été choisie en 2005 par les justices belge et française pour la tenue d'un procès unique "franco-belge". Le coût total du procès est estimé à 1,9 million d'euros.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 26 Mar - 21:04

Fourniret devrait parler à l'ouverture de son procès

Le tueur en série présumé devrait lire une déclaration sur le rôle qu'il souhaite donner à ses avocats et sur sa vision du système judiciaire, jeudi.
Selon l'un de ses avocats, Michel Fourniret se trouve "dans un excellent état d'esprit, toujours aussi content de lui".


Le tueur en série présumé Michel Fourniret devrait prendre la parole, jeudi, à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises des Ardennes. Il devrait lire une déclaration sur le rôle qu'il souhaite donner à ses avocats et sur sa vision du système judiciaire, selon l'un des ses avocats. "Le président de la cour d'assises ne s'oppose pas au principe d'une prise de parole de Michel Fourniret en ce qui concerne le rôle qu'il entend faire jouer à ses avocats, pour donner sa vision du procès et procéder à une sorte de critique de l'instance judiciaire", a déclaré à l'AFP Me Thierry Bourbouze, un des trois avocats français commis d'office du tueur en série présumé, qui a rencontré son client mardi.

"Les premiers jours, (Fourniret) sera là. Après, il ne se rendra pas spontanément dans la salle d'audience, mais on peut le contraindre", a également indiqué l'avocat qui devrait à nouveau rencontrer son client jeudi matin avant le début de l'audience prévue à 10 heures à Charleville-Mézières.

Selon Me Bourbouze, Michel Fourniret se trouve "dans un excellent état d'esprit, toujours aussi content de lui". Interrogé sur de possibles rebondissements au cours du procès qui doit durer deux mois, l'avocat n'exclut rien: "Tout dépendra de ce que fera Monique Olivier (épouse et complice présumée de Fourniret, ndlr) et des déclarations qui seront les siennes. Car chacun (des deux accusés) essaie de reprendre la main".

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Jeu 27 Mar - 19:33

Fourniret refuse de s'exprimer

A l'ouverture de son procès devant les assises des Ardennes le tueur en série présumé a brandi plusieurs fois un écriteau "Sans huis clos, bouche cousue", avant de tendre un "exposé" au président de la cour.
"Aujourd'hui, il est encore plus grotesque que d'habitude", a déclaré l'avocat de la famille d'Isabelle Laville.


Le procès du tueur en série présumé Michel Fourniret et de son épouse et complice présumée Monique Olivier s'est ouvert jeudi matin vers 10 heures 30 devant la cour d'assises des Ardennes, à Charleville-Mézières.

Michel Fourniret a refusé jeudi de s'exprimer, brandissant plusieurs fois un écriteau "Sans huis clos, bouche cousue", avant de tendre un "exposé" au président de la cour. A chaque question du président Gilles Latapie sur son identité, Michel Fourniret, barbe grisonnante, vêtu d'un pull bleu, a répondu en brandissant cette feuille de papier blanche format A4 avec ces mots écrits sur ordinateur. Puis, montrant au président un rouleau de papier entouré d'un ruban, le tueur en série présumé a finalement pris la parole et déclaré à l'adresse du président: "Je vais donc prendre la parole. Il s'agit d'un exposé que j'avais l'intention de lire. En l'absence de huis clos, je vous demande de bien vouloir lire cet exposé". "C'est très joliment fait. J'en prendrai connaissance et le document sera versé au débat", lui a répondu le président.

Gilles Latapie a ensuite interrogé Monique Olivier, cheveux blanc coupés courts, qui elle a répondu aux questions sur son identité et celle de ses avocats. Michel Fourniret, 65 ans, doit répondre de cinq meurtres (1987-90) et deux assassinats (2000-01) de jeunes femmes ou adolescentes, commis en France et en Belgique, des crimes qu'il a reconnus. Son épouse Monique Olivier, 59 ans, est accusée aussi d'un des meurtres et de complicité dans plusieurs autres dossiers. Tous deux encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès doit durer jusqu'à fin mai.

Un avocat des parties civiles a qualifié de "prévisible" et "grotesque" l'attitude de Michel Fourniret. "C'est une attitude tout à fait prévisible de Michel Fourniret. Il a toujours donné l'impression que c'était lui qui décidait de tout. Aujourd'hui, il est encore plus grotesque que d'habitude", a déclaré lors de la suspension d'audience Me Alain Behr, avocat de la famille d'Isabelle Laville, disparue en 1987 à Auxerre et dont le corps avait été retrouvé en 2006 dans un puits dans l'Yonne. "Commettre des crimes en toute impunité, c'est quelque chose. Devoir y répondre devant les familles des victimes et face à l'opinion publique, c'est autre chose", a-t-il ajouté pour tenter d'expliquer la requête de huis clos de l'accusé.

Michel Fourniret, 65 ans, doit répondre à ce procès prévu jusqu'à fin mai de cinq meurtres (1987-90) et deux assassinats (2000-01) de jeunes femmes ou adolescentes, commis en France et en Belgique, des crimes qu'il a reconnus. Son épouse Monique Olivier, 59 ans, est accusée aussi d'un des meurtres et de complicité dans plusieurs autres dossiers. Elle encourt comme lui la réclusion criminelle à perpétuité.

La justice belge rouvre la piste Fourniret dans l'affaire Mouzin
La justice belge a relancé son enquête sur la disparition en 2003 près de Paris de la petite Estelle Mouzin en examinant à nouveau l'alibi du tueur en série présumé Michel Fourniret, selon le journal belge Le Soir. Michel Fourniret, a toujours nié être impliqué dans la disparition --jamais résolue-- de la fillette, le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne. Aux enquêteurs qui l'ont interrogé après son arrestation en juin 2003, suite à un enlèvement raté, Michel Fourniret a expliqué qu'il se trouvait en Belgique le jour de la disparition d'Estelle. Pour appuyer son alibi, il a expliqué avoir passé un appel à 20 heures le jour des faits de son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, incompatible avec sa présence à Guermantes, situé à 267 km de là, à 18H15. Le parquet en charge du volet belge du dossier, a ordonné aux enquêteurs de vérifier si Michel Fourniret n'a pas utilisé un "déviateur d'appels téléphoniques pour faire croire à sa présence en Belgique", selon Le Soir. Le porte-parole du parquet de Dinant n'était pas immédiatement joignable pour commenter ces informations.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Ven 28 Mar - 19:02

Fourniret "amené de force" à son procès

L'avocat général a requis la force publique vendredi matin pour que le tueur en série présumé soit extrait de sa cellule et comparaisse à son procès.
L'avocat général requerra la force publique "chaque fois qu'il le sera nécessaire", si Michel Fourniret persiste dans son refus de comparaître.


Le tueur en série présumé Michel Fourniret a été conduit de force par la police vendredi à son procès, où il est jugé depuis jeudi pour sept meurtres de jeunes filles par la cour d'assises des Ardennes, à Charleville-Mézières. L'avocat général a requis la force publique pour que l'accusé de 65 ans soit extrait de sa cellule et embarqué vers le palais de justice par les policiers d'élite du GIPN. Il n'a opposé qu'une résistance passive.

A l'audience, l'avocat général Francis Nachbar s'est adressé à l'accusé, muet dans son box. "Je requerrai la force publique chaque fois qu'il le sera nécessaire, si Michel Fourniret persistait dans son refus de comparaître. La présence de l'accusé est indispensable, nécessaire à la justice et aux familles", a-t-il dit. "On ne permettra pas que vous continuez à nous manipuler. Depuis quatre ans, vous ne manipulez plus personne. Vous n'avez rien à exiger de qui que ce soit, un peu de décence, arrêtez vos pitreries", a-t-il ajouté. Michel Fourniret n'a pas répondu. Son avocat a estimé que l'incident était clos puisqu'il était présent.

La veille, à l'ouverture du procès, il avait annoncé qu'il le boycotterait si on lui refusait le huis clos. Il avait brandi un papier où était écrit : "Sans huis clos, bouche cousue". Il a ensuite remis à la cour un papier où il se présentait comme un être "mauvais et dépourvu de tout sentiment humain", estimant que sa femme Monique Olivier, co-accusée d'un meurtre et jugée pour complicité dans quatre autres, était innocente. Il l'aurait "manipulée".

Michel Fourniret répond des enlèvements, séquestrations, viols ou tentatives de viols et meurtres de sept fillettes ou jeunes filles entre 1987 et 2001, six en France et une en Belgique. Il est en outre poursuivi pour deux autres agressions. Surnommé par la presse "l'ogre des Ardennes", cet ancien dessinateur industriel, père de cinq enfants nés de trois unions dont un avec Monique Olivier, pourrait avoir tué au total une quinzaine de personnes, d'autres enquêtes étant en cours.

Les Fourniret avouent avoir enlevé et tué Isabelle Laville en décembre 1987 à Auxerre (Yonne), Fabienne Leroy en août 1988 près de Mourmelon (Marne), Jeanne-Marie Desramault en mars 1989 près de Charleville-Mézières, la Belge Elisabeth Brichet en décembre 1989 à Namur, Natacha Danais, en novembre 1990 près de Nantes, Céline Saison en mai 2000 à Charleville-Mézières, et Mananya Thumpong en mai 2001 à Sedan (Ardennes). Michel Fourniret et Monique Olivier encourent la réclusion à perpétuité.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Sam 29 Mar - 19:21

Michel Fourniret connaît ses classiques

Lundi, Michel Fourniret devrait être présent à l'audience et, comme la jeune fille a demandé le huis-clos, il pourrait sortir de son mutisme.
Une nouvelle occasion sans doute de tester ses talents de metteur en scène apparemment pas totalement sortis de sa seule imagination.


Il aime à se décrire et être envisagé comme fin lettré, féru de littérature, se piquant même de réprendre certains passages du "Grand Meaulnes" pêchant à ses yeux par la syntaxe, la grammaire, le style. Il semblerait aussi qu'en matière de mise en scène, Michel Fourniret ait son lot de références. Dans le liste des élus, ne cherchez pas de grands cinéastes, son scénario à lui, il le rédige pour les assises et sa postérité. Ses maîtres, il va donc les chercher dans un autre registre. L'histoire criminelle.

Ainsi, la scène jouée mercredi à l'ouverture de son procès : l'écriteau placardé sur la vitre du box, les mots tracés en grosses lettres "SANS HUIS CLOS, BOUCHE COUSUE" ... du pur Fourniret bien sûr... Pas exactement, répond la juriste Corinne Hermann, qui a notamment beaucoup oeuvré pour le dénouement de l'affaire des disparues de l'Yonne, sauf qu'il faut avoir la mémoire longue... C'était il y a presque deux siècles, explique-t-elle : une autre cour d'assises, un autre accusé mais déjà la même idée, une affichette confectionnée en détention et présentée à la cour pour tout mode d'expression. Celui là y expliquait qu'il était fou et qu'il fallait le laisser sortir.

La scène de l'extraction de force maintenant. Vendredi matin, Michel Fourniret comme prévu après une première journée de présence n'est pas disposé à quitter sa cellule. La force publique est requise pour le contraindre à se présenter devant la cour d'assises. Se serait alors déroulée la scène suivante : il fait mine de tomber, prenant soin de ne pas se blesser.

Cette fois, Corinne Hermann pense à l'adjudant Chanal. Renvoyé devant une cour d'assises dans l'affaire des disparus de Mourmelon et qui ne comparaîtra jamais, il se suicide dans la nuit qui précède l'ouverture de son procès. Mais là n'était pas le propos. Pierre Chanal avait pris l'habitude en interrogatoire de se tétaniser face à ses interlocuteurs pour ne pas avoir à répondre.

Dans son mode opératoire, Michel Fourniret n'a pas particulièrement pris de modèle tristement illustre. Mais il a su brouiller les pistes. Quand il enlève Isabelle Laville par exemple. La première victime commune du couple installé alors à Saint-Cyr-les-Colons. L'adolescente est enlevée à Auxerre. L'Yonne, le terrain de chasse d'Emile Louis. Il sera d'ailleurs soupçonné dans ce dossier.

Deuxième crime maintenant. Fabienne Leroy. Elle est exécutée sur un chemin militaire à ... Mourmelon... L'ombre de Chanal encore... Et puis Michel Fourniret est désormais mis en examen dans le dossier Marie-Angèle Domèce. C'est sa femme qui l'accuse, il nie ces faits... Elle aussi disparaît à Auxerre. La jeune femme souffrait d'un léger retard mental. Emile Louis lui aussi choississait ses proies parmi les jeune filles handicapées qu'il transportait dans son bus.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Lun 31 Mar - 19:20

"Tais-toi sinon je te tue"

Marie, la dernière victime de Michel Fourniret, est venue témoigner lundi devant la cour d'assises des Ardennes. Le tueur en série présumé est resté impassible.
Pour la première fois depuis le début de son procès, la contrainte n'a pas été utilisée pour l'amener à l'audience.


"Je m'imaginais dans un film" : Marie*, la dernière victime de Michel Fourniret est venue témoigner lundi matin devant la cour d'assises des Ardennes. Elle a raconté par le menu sa terrible rencontre avec le tueur en série présumé. C'était le 26 juin 2003. Elle a 13 ans. Alors qu'elle part à pied faire une course à Ciney, en Belgique, Marie est abordée par l'accusé, au volant d'une Citroën C25, qui lui demande son itinéraire. Face à son insistance, l'adolescente monte à bord mais se retrouve rapidement à l'arrière, les pieds et mains liés.

Pendant qu'elle raconte sa mésaventure à la barre, la jeune Belge d'origine burundaise, aujourd'hui âgé de 17 ans, est dos au public et aux journalistes, à qui la cour a finalement permis d'assister à la déposition dans la salle d'audience. Elle raconte qu'à bord de la camionnette, elle a résisté à son agresseur en criant et en priant à haute voix. "Il m'a dit 'tais-toi sinon je te tue' (...) tu dois me donner du plaisir, si tu ne me donnes pas du plaisir tu ne rentreras pas", poursuit la jeune fille d'une voix posée, précisant avoir subi des attouchements à la poitrine.

La jeune fille réussit à se défaire de ses liens et un bouton permettant d'ouvrir de l'intérieur la portière coulissante du C25 sera providentiel. "J'ai ouvert, je me demandais 'est ce que je saute ? Non ça va faire mal', et à peine je me suis dit cela il s'est arrêté à un stop". En remontant la route en courant en sens inverse, Marie est prise en charge par une automobiliste. Elles croisent le C25 qui a fait demi-tour. Marie reconnaît son agresseur et l'automobiliste Stéphanie Janton, qui a également témoigné à la barre, relève l'immatriculation, ce qui permettra l'arrestation.

Pendant ce récit, Michel Fourniret est resté impassible dans le box. Il avait évoqué quelques minutes auparavant son intention de remettre un document avec un dessin à la jeune fille, maintenant son souhait de ne pas s'exprimer oralement sur les faits "Ce week-end la réflexion que j'ai menée m'a amené à confirmer ma position", à savoir le souhait de garder le silence faute de huis clos, a-t-il déclaré en début d'audience, alors que le président Gilles Latapie lui demandait de s'exprimer sur ces faits précis. "Dans le cas d'un procès public, je ne parlerai que du bout des lèvres, il y a donc quantité d'informations que les familles seraient assurées de ne jamais avoir", a-t-il ajouté.

Gilles Latapie tente à nouveau : "Vous n'avez donc rien à dire sur ces faits du 26 juin 2003 ?".
"Je brûle d'envie de les commenter mais je ne le peux pas", rétorque Fourniret qui comparaît au côté de sa femme Monique Olivier, 59 ans. A la suite du président plusieurs avocats des parties civiles se sont relayés pour essayer de le convaincre de revenir sur son voeu de mutisme. "On peut imaginer que vous n'ayez pas envie d'exposer votre vie sexuelle devant tout le monde, mais aujourd'hui c'est votre procès (...), le train ne passera pas deux fois", a lancé Gérard Chemla, avocat de plusieurs familles. Lundi, Michel Fourniret a accepté de venir au tribunal et n'y a pas été conduit sous la contrainte comme vendredi.

*Le prénom a été modifié

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 1 Avr - 19:55

Monique Olivier : "avec le recul, je regrette"

L'épouse de Michel Fourniret a déclaré mardi pour la première fois qu'elle "regrettait" sa participation à certains des crimes reprochés à son mari.
Elle avoue avoir conclu un pacte avec lui pour pouvoir "récupérer ses enfants".


"Avec le recul je regrette tout ce qui a été fait, c'est vraiment affreux". Pour la première fois, Monique Olivier, épouse de Michel Fourniret, jugée avec lui par la cour d'assises des Ardennes, a déclaré mardi qu'elle "regrettait" sa participation à certains des crimes reprochés à son mari, sans parvenir à expliquer sa passivité.

Monique Olivier a été aujourd'hui sous le feu des questions concernant son attitude face à des projets criminels que Michel Fourniret lui exposait dès 1987, dans des lettres écrites pendant une période d'incarcération en région parisienne pour des agressions sexuelles. Interrogée alors qu'une policière belge ayant analysé cette correspondance témoignait à la barre, l'épouse de Michel Fourniret a lâché d'une voix à peine audible: "avec le recul je regrette tout ce qui a été fait, c'est vraiment affreux". "A ce moment-là vous l'aimiez Michel Fourniret?", a interrogé le président.

"Non, mais j'étais tellement seule qu'il fallait que je m'imagine" éprouver cet amour, a répondu Monique Olivier. Elle a expliqué ensuite que, si elle avait accepté à l'époque le pacte proposé par Fourniret dans ces lettres (elle l'aide à trouver de jeune vierges en échange de son engagement à tuer un ex-mari, selon elle possessif et jaloux), c'était pour "récupérer ses enfants" nés de cette union passée.

Dans ses écrits Michel Fourniret parle de son obsession de la virginité, qu'il n'aurait jamais connue chez ses deux premières épouses, du fait d'"aller draguer avec un pistolet" pour "posséder sa membrane". Il sort de prison en octobre 1987, s'installe dans l'Yonne. Deux mois plus tard, Isabelle Laville une jeune fille de 17 ans y est tuée. Me Alain Behr, avocat de la famille Laville, voit dans ce crime - le premier des sept meurtres que la justice reproche à Fourniret à ce procès - "l'acte rituel du pacte satanique" conclu entre les époux. Il s'adresse d'un ton très ferme à Monique Olivier : "Qu'en pensez-vous?".

"Pas de réponse", bredouille-t-elle. Un peu plus tôt dans la matinée, Monique Olivier avait répondu à un avocat des parties civiles qui lui demandait quand est-ce qu'elle allait "livrer tous ses secrets" : "J'ai tout dit, je ne vois pas pourquoi je cacherais autre chose". "Je maintiens que j'ai tout dit", a insisté Monique Olivier, accusée dans ce procès d'assises d'être coauteur d'un des sept meurtres reprochés à Michel Fourniret. Pendant cet échange, Fourniret, qui d'habitude l'ignorait, a lancé un regard vers son épouse, guettant ses réponses puis restant sans réaction.

La cour se déplace pour voir la camionnette
La cour s'est déplacée mardi avec Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier sur le parking du palais de justice pour voir la camionnette blanche que le tueur en série présumé a dit avoir utilisé pour enlever trois de ses victimes, dont deux y seraient mortes. Ils ont examiné le véhicule, pièce à conviction, pendant une vingtaine de minutes. Les accusés ne se sont pas approchés à proximité de cette camionnette Citroën. Elle a été saisie le 26 juin 2003 lorsqu'une fillette que Michel Fourniret y avait embarquée t entravée, Marie, est parvenue à s'échapper. Le numéro d'immatriculation, relevé par une automobiliste appelée à la rescousse, a ensuite permis l'arrestation de l'accusé. Les policiers ont alors trouvé dans le véhicule de nombreux liens, des traces de sang, une jupe d'enfant, des débris d'ampoule d'éther et un masque inhalateur pour enfant. Un système artisanal de blocage de l'intérieur de la portière du passager avait été aménagé. Le 16 mai 2000, Michel Fourniret a déclaré avoir avec le véhicule enlevé à Charleville-Mézières, violé et tué Céline Saison, 18 ans,. Le 5 mai 2001, il a dit avoir fait de même à Sedan avec Mananya Thumpong, 13 ans.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 2 Avr - 19:28

Fourniret mis au défi de "répondre" par le père d'une victime

Le père d'Isabelle Laville, 1re victime présumée des Fourniret, a demandé mercredi à Michel Fourniret d'avoir "le courage de répondre aux familles".
Michel Fourniret a alors réitéré son exigence d'un huis clos, se disant "disposé à vider entièrement ce qu'il porte (...) mais pas à s'exhiber devant un théâtre".


"Les familles sont là, elles attendent vos réponses, alors aurez-vous le courage de répondre ?" : à la barre de la cour d'assises des Ardennes, le père d'Isabelle Laville, la première des victimes présumées des époux Fourniret, en 1987, s'est adressé mercredi directement à Michel Fourniret, l'exhortant à parler. Regardant droit dans les yeux le tueur en série présumé, Jean-Pierre Laville, 66 ans, a ajouté : "je pense que vous n'aurez pas la lâcheté de rester dans votre box (muet, ndlr), alors tous ici nous attendons la vérité, votre vérité !", a-t-il ajouté.

Michel Fourniret a alors réitéré son exigence d'un huis clos. "Il vous suffit de dire un mot pour que je parle", a-t-il déclaré avant d'enchaîner, parlant de lui à la troisième personne : "ce type-là est disposé à vider entièrement ce qu'il porte (...) mais pas à s'exhiber devant un théâtre". Toute la salle d'audience retenait son souffle pendant ce face-à-face d'une dizaine de minutes, interrompu par quelques sanglots de Jean-Pierre Laville.

La cour entamait ce mercredi l'examen du premier des sept meurtres reprochés à Michel Fourniret. "Vous êtes un homme petit, petit, (...) vous n'avez pas supporté cette petitesse alors vous vous en êtes pris à des mineures", a de son côté dit la mère d'Isabelle, Marie-Jeanne Laville, en se tournant vers Michel Fourniret. S'adressant à l'épouse Fourniret, poursuivie pour complicité d'enlèvement et de viol en réunion dans ce dossier, elle a ajouté : "Madame Olivier vous avez mis au monde des enfants, vous êtes une mère, mais pas une maman !". "Je ne veux plus rien entendre de vous, ça ne serait que mensonge", a-t-elle conclu avec des sanglots dans la voix.

A la barre les époux Laville ont rappelé que l'enquête sur la disparition de leur fille le 11 décembre 1987 près d'Auxerre avait été classée sans suite au bout de six semaines, et ont vivement critiqué le travail de la magistrature. "J'ai eu depuis ce jour un sentiment de haine envers cette justice-là", a lancé Jean-Pierre Laville estimant que si sa fille "avait appartenu à la bourgeoisie d'Auxerre on aurait fait des recherches". Les restes du corps de la jeune fille ont été retrouvés au fond d'un puits dans l'Yonne, seulement en juillet 2006.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Jeu 3 Avr - 15:30

Fourniret prêt à donner des réponses "par écrit"

Le tueur en série présumé s'est dit prêt, jeudi, à répondre "par écrit" et "directement aux familles", à toutes les questions qu'elles se posent.

Le huis clos lui ayant été refusé, Michel Fourniret, jugé aux assises des Ardennes pour sept meurtres aggravés, tente chaque jour un nouveau stratagème pour tenter d'imposer son rythme. Jeudi matin, il a affirmé être prêt à répondre "par écrit" aux questions qui lui sont posées au cours des débats, afin que ses réponses soient transmises "directement aux familles". "Je me propose de répondre en différé aux questions que vous me posez", a ajouté Michel Fourniret.

Le violeur et tueur en série présumé était interrogé par Me Didier Seban, un avocat des parties civiles, lors de l'examen de l'enlèvement, du viol et du meurtre d'Isabelle Laville en 1987, le premier des sept meurtres qui lui sont reprochés. Depuis le début du procès le 27 mars, Michel Fourniret refuse de répondre aux questions, exigeant de pouvoir formuler ses réponses à huis clos en présence des seules familles des victimes.

Une photo interdite
Une enquête devrait être ouverte après la publication dans l'hebdomadaire Paris-Match d'une photo montrant Michel Fourniret assis les bras croisés dans le box des accusés. Ce dernier avait refusé de s'exposer aux prises de vue des photographes et cameramen. Dans ces conditions, la publication d'une photo, floue, visiblement une captation d'écran, le montrant dans le box "est passible de poursuites pénales", a averti l'avocat général. Une telle infraction est punie d'une amende de 4500 euros, outre la confiscation du matériel.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 8 Avr - 14:18

Monique Olivier raconte le rapt de Fabienne Leroy

L'épouse de Michel Fourniret est revenue lundi sur l'enlèvement de la jeune fille, admettant l'avoir tenue en joue avec un pistolet à grenailles.
"J'ai agi par peur", a-t-elle tenté de justifier, face à la soeur jumelle de la victime qui a qualifié ces actes d'"ignobles".


Michel Fourniret, jugé devant la cour d'assises des Ardennes pour sept homicides aggravés, a persisté lundi dans son refus de répondre aux questions. "Il m'a semblé que l'exposé de ma position était très clair, je ne vois pas ce que des mots pourraient y apporter", a déclaré l'accusé, invité à s'exprimer sur le troisième des dix dossiers pour lesquels il est jugé, celui de l'enlèvement, du viol et du meurtre de Fabienne Leroy. La jeune fille, âgée de 20 ans, avait disparu à Châlons-en-Champagne le 3 août 1988. Son corps, avec une balle en pleine poitrine, avait été retrouvé le lendemain sur un terrain appartenant au camp militaire de Mourmelon-le-Grand.

En début d'audience, le principal accusé a seulement, et laconiquement, "reconnu les faits". Il a également déclaré : "On ne demande pas pardon pour l'impardonnable". Pour le reste, après un long dialogue avec le président de la cour, il a maintenu son refus de préciser les faits, en justifiant à nouveau sa position par les erreurs de l'ordonnance de mise en accusation qu'il a qualifiée de "torchon". Monique Olivier s'est, quant à elle, davantage livrée.

"Je regrette ce qui s'est passé, j'ai honte", a-t-elle déclaré, bredouillante et tremblante dans sa veste grise. L'épouse de Fourniret est revenue sur le déroulement de l'enlèvement, admettant avoir tenu en joue avec un pistolet à grenailles Fabienne Leroy pour la faire descendre du véhicule. En revanche, elle nie avoir assisté au viol et au meurtre, ayant été congédiée par son mari en colère. "Michel Fourniret m'a demandé de vérifier la virginité de Mlle Leroy mais je n'ai pas pu le faire", a-t-elle dit au bord des larmes. "Il s'est ensuite mis en colère et m'a demandé de dégager car j'étais une inutile, une bonne à rien". Monique Olivier serait alors remontée dans le véhicule, à distance de la scène du crime.

"Je regrette, c'est impardonnable", a-t-elle poursuivi. "Mais je ne pensais pas qu'il ferait ça. J'ai agi par peur". Un peu plus tôt, elle avait été prise à partie par la famille de Fabienne Leroy, venue témoigner à la barre. Valérie Archer, soeur jumelle de la victime, a qualifié ces actes d'"ignobles". "Comment avez-vous pu faire ça vec un bébé dans le ventre ?", s'est exclamée Valérie Archer en regardant Monique Olivier, qui était enceinte de huit mois au moment des faits.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 9 Avr - 15:23

Fourniret reconnait le meurtre de Jeanne-Marie

Le tueur en série présumé est à nouveau sorti de son silence mercredi pour avouer avoir tué en 1989 Jeanne-Marie Desramault.
C'est le seul des sept dossiers où les deux époux sont accusés d'avoir tué ensemble.


Michel Fourniret est à nouveau sorti de son silence mercredi devant les assises des Ardennes. Le tueur en en série présumé à avoué avoir tué en 1989 Jeanne-Marie Desramault, une jeune fille de 21 ans, dans le troisième des sept dossiers dont il répond. A la neuvième audience du procès, après la lecture des charges d'enlèvement, séquestration, tentative de viol et meurtre concernant cette affaire, l'accusé, prié de préciser sa position, a dit : "Vous venez de lire les faits qui me sont reprochés. Je reconnais ces faits".

Il refusait jusqu'ici de parler, en prétextant le refus du huis clos qu'il souhaite. Son épouse Monique Olivier a fait la même déclaration, mais son avocat a aussitôt précisé qu'elle niait la co-action dans le meurtre qui est retenue par l'accusation. C'est le seul des sept dossiers où les deux époux sont accusés d'avoir tué ensemble. Jeanne-Marie Desramault, étudiante à Charleville-Mézières qui prenait le train tous les samedis pour rentrer chez ses parents à Béthune, avait rencontré fortuitement le couple Fourniret lors d'un de ces voyages, selon des déclarations antérieures des accusés à l'instruction.

La jeune fille logeait dans une institution religieuse et se montrait très croyante. Le couple a fait mine de partager sa ferveur religieuse, l'invitant au restaurant pour la mettre en confiance avant de la convier à passer un week-end à son domicile. Plus tard, le 18 mars 1989, Michel Fourniret a provoqué une rencontre à la gare de Charleville et a persuadé Jeanne-Marie de venir chez lui, où il l'a tuée. Il a enterré son corps dans sa propriété de Sautou où il n'a été retrouvé qu'en 2004, après l'arrestation de Fourniret en 2003.

Les proches de la victime ont raconté que ses parents, dont c'était le seul enfant, avaient embauché un détective privé et multiplié les démarches en France et à l'étranger pendant des années, conservant l'espoir de voir revenir leur fille. Sa mère est morte quatre ans après sa disparition. Son père, un octogénaire, est venu en fauteuil roulant à la cour d'assises, soutenu par deux religieuses et les autres familles de victimes, qui lui ont offert des roses blanches avant l'audience. Avant de fondre en larmes, il n'a pu que dire ces mots : "Je demande justice pour Jeanne-Marie".

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Sam 12 Avr - 18:47

Monique Olivier "aimerait bien" que son mari parle

"Il raconte mieux que moi. Il a plus de mémoire que moi", a lancé jeudi la femme de Michel Fourniret, peu affable depuis le début du procès.
En trois semaines de procès et en dehors de quelques laconiques "je reconnais les faits", le tueur présumé a rompu sa résolution de se taire au procès à trois reprises.


Monique Olivier, épouse et complice présumée de Michel Fourniret, jugé devant la cour d'assises des Ardennes pour sept homicides aggravés, a déclaré jeudi qu'elle "aimerait bien" que son mari parle pour que les faits soient plus "clairs". "J'aimerais bien qu'il parle. Ca serait plus clair. Pour les familles, ça serait plus humain", a répondu Monique Olivier à Me Didier Seban, un avocat des parties civiles, qui l'interrogeait sur le mutisme de son mari depuis le début du procès.

"Il raconte mieux que moi. Il a plus de mémoire que moi. J'aimerais bien qu'il prenne la parole", a-t-elle ajouté au deuxième jour d'audience consacré à l'examen des faits concernant le meurtre de Jeanne-Marie Desramault, une étudiante de 21 ans, disparue à Charleville-Mézières en 1989. Son corps avait été retrouvé en juillet 2004 lors de fouilles au château du Sautou à Donchery (Ardennes), l'ancienne propriété du couple.

Dès l'ouverture du procès le 27 mars, Michel Fourniret avait brandi un écriteau : "Sans huis clos, bouche cousue". En trois semaines de procès et en dehors de quelques laconiques "je reconnais les faits", il a néanmoins rompu sa résolution de participation passive au procès à trois reprises. Lundi, il avait pris spontanément la parole pour défendre Monique Olivier mise en difficulté sur son implication dans le meurtre de Fabienne Leroy, une étudiante de 20 ans tuée par balle dans la Marne en 1988.

Le même jour, il avait perdu son sang-froid lors de deux vifs échanges avec Me Seban qui avait souligné deux erreurs du principal accusé, qui avait répondu en confondant deux victimes. Depuis, il a systématiquement opposé un silence haineux aux questions de l'avocat. "Monique Olivier commence à se lâcher. Pas sur les faits, mais sur Michel Fourniret (...) L'attitude de son mari peut contribuer à faire lâcher Monique Olivier", a estimé Me Seban à la suspension d'audience de la mi-journée.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Lun 14 Avr - 18:32

Le procès suspendu

Un magistrat de la cour d'assises des Ardennes a été pris d'un malaise à la mi-journée, entraînant la suspension du procès, qui devrait reprendre demain avec la poursuite de l'étude du dossier Brichet.
C'est le quatrième meurtre que Michel Fourniret a reconnu à l'audience.


L'un des deux assesseurs du président de la cour d'assises des Ardennes, qui juge le tueur en série présumé Michel Fourniret, a été victime d'une "chute de tension" lundi aux environs de midi en fin d'audience. Le magistrat, âgé de 37 ans, a du être transporté à l'hôpital. A la reprise des débats à 15 heures, le président de la cour d'assises, Gilles Latapie, a annoncé que l'audience consacrée à l'examen du meurtre d'Elizabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans disparue en 1989 près de Namur (Belgique), était suspendue et reprendrait mardi à 9 heures. Le président n'a pas voulu pour l'instant faire appel à l'assesseur suppléant prévu par la cour en cas de défaillance d'un des magistrats. Le procès, qui s'est ouvert le 27 mars, doit durer deux mois.

Dans la matinée, Michel Fourniret, a reconnu avoir tué en 1989 Elisabeth Brichet. A la onzième audience du procès, prié de préciser sa position, l'accusé a déclaré qu'il reconnaissait les faits d'enlèvement, séquestration et de meurtre mais pas la tentative de viol et le viol. Monique Olivier, compagne de Michel Fourniret et jugée en même temps que son époux, a elle aussi refusé de reconnaître une partie des charges. "Je ne l'ai pas violée ni tuée", a-t-elle bafouillé.

Elisabeth Brichet avait été enlevée par le couple Fourniret le 20 décembre 1989 alors qu'elle rentrait chez elle après avoir rendu visite à une amie. Ses ravisseurs l'avaient repérée et guettée plusieurs heures avant de la convaincre de monter dans leur voiture, utilisant pour la mettre en confiance la présence de leur fils Sélim, alors âgé de quelques mois. Ils l'avaient d'abord conduite à leur domicile à Floing, dans les Ardennes françaises. Michel Fourniret, aidé de Monique Olivier qui serait allé jusqu'à faire la toilette de la victime à la demande de son mari, aurait alors essayé de la violer sans y parvenir, selon des premières déclarations à l'instruction.

Le lendemain, le couple avait emmené Elisabeth Brichet au château du Sautou. Michel Fourniret, selon de premières déclarations, avait à nouveau tenté de la violer, en vain, avant de l'étouffer avec un sac plastique et l'étrangler de ses mains. Le corps de la fillette avait été retrouvé en 2004 dans l'ancienne propriété de Fourniret, 15 ans après son enlèvement, à la suite des aveux de Monique Olivier en juin 2004.

C'est le quatrième meurtre que Michel Fourniret reconnait à l'audience. Lundi, la famille d'Elisabet Brichet est également venue témoigner à la barre. "Elisabeth c'était une fille de joie et de lumière, c'est son rire clair que j'entends", a déclaré son père, Francis Brichet. Après avoir décrit Fourniret comme "un monstre mythologique s'offrant des jeunes vierges", Francis Brichet a interpellé Monique Olivier. "Quand on ajoute qu'une mère préparait les victimes pour le festin, cela devient abominable", a-t-il dit. La mère d'Elisabeth Brichet, Marie-Noëlle Bouzet, s'en est elle pris à la justice, exprimant le souhait que l'affaire puisse servir à "améliorer le système qui semble bien peu approprié à traiter ces gens-là".

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 15 Avr - 19:06

Elisabeth Brichet, tuée "pour qu'elle se taise"

Dans une vidéo, filmée en 2004 par la police belge et diffusée mardi matin devant la cour d'assises, Fourniret explique pourquoi il a tué l'adolescente.
Dans un autre extrait, il explique que sa femme était sa "complice forcée".


Depuis lundi, la cour d'assises des Ardennes examine le meurtre d'Elisabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans, disparue le 20 décembre 1989 près de Namur. Mardi matin, le jury a pu visionner des extraits d'une vidéo des aveux de l'accusé et de son épouse Monique Olivier, filmés par la police belge en 2004. Dans l'un de ces extraits le tueur en série présumé explique qu'il a tué Elisabeth Brichet "pour la faire taire". "Ca va très vite (...) à partir du moment où la résistance se manifeste, je dois contrer cette résistance, la faire taire", explique-t-il. "La nécessité (de l'étranglement) apparaît pour faire taire les protestations, pour faire taire le regard", poursuit le suspect d'une voix calme.

Le corps d'Elisabeth avait été retrouvé enterré le 3 juillet 2004 lors de fouilles au château du Sautou (Ardennes), l'ancienne propriété du couple Fourniret. Son crâne était recouvert d'un sac plastique. A l'enquêteur qui l'interroge sur la raison de l'enfouissement, Michel Fourniret explique : "Le technicien que je suis tente de savoir où il en est. Là c'est le côté rationnel qui s'exprime".

Dans un autre extrait, l'accusé explique qu'il "n'aurait toléré aucune rébellion" de la part de son épouse. "Je lui ai fait comprendre que si elle prenait une initiative, sa vie et celle de Sélim (le fils du couple né en 1988, NDLR) était en danger" déclare-t-il. Michel Fourniret est également montré en train de pleurer. En des termes confus, s'essuyant les yeux, il fait référence à la Vierge Marie.

Auparavant, la cour a visionné trois extraits de cinq minutes, tirés d'une vidéo réalisée lors d'aveux de Monique Olivier recueillis par la police belge le 30 juin 2004. Sur cette vidéo, elle finit par avouer sa présence et celle de Sélim, alors âgé d'un an, dans la voiture lors de l'enlèvement de l'adolescente. D'une voix assurée, l'ancienne garde-malade reconnaît avoir été "complice, mais complice forcée" de son mari. "J'aurais dû avoir le courage d'aller le dénoncer (...) plutôt que de me taire", ajoute-t-elle. Les deux accusés sont restés impassibles pendant la diffusion de la vidéo.

En Belgique, la loi du 2 août 2002 permet de filmer les interrogatoires de suspects sur autorisation du juge d'instruction. Les extraits diffusés mardi sont considérés comme élément du dossier et non pièce à conviction. Depuis l'ouverture du procès le 27 mars, Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés et Monique Olivier pour complicité, refuse de s'exprimer sur les faits faute de huis clos.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 16 Avr - 18:40

Natacha, tuée à la sortie d'un tribunal

Michel Fourniret et son épouse ont reconnu mercredi avoir tué une fillette près de Nantes en 90, en sortant d'un tribunal où ils venaient d'être condamnés.
Le corps de la jeune Natacha avait été retrouvé trois jours plus tard, abandonné sur une plage.


A la 13e audience du procès qui se tient depuis le 27 mars aux assises des Ardennes, à Charleville-Mézières, les deux accusés ont simplement répondu : "Je reconnais les faits", lorsque le président a exposé les accusations concernant l'enlèvement, le viol et le meurtre de Natacha Danais à Rezé (Loire-Atlantique), le 21 novembre 1990. Il s'agit du cinquième meurtre examiné par la cour et reconnu par le couple. Monique Olivier a admis à l'audience avoir participé aux faits, mais a assuré avoir agi sous la contrainte psychologique. "Je n'admettais pas qu'il pouvait faire ça, mais il y avait la peur de lui (...) Le peur était permanente, quand on se rend compte de ce qu'il fait, elle habite en soi", a-t-elle dit.

Le président lui a fait remarquer qu'en 1990 le couple en était déjà à au moins six meurtres. Outre les cinq déjà examinés aux assises, ils en ont reconnu un autre qui fait l'objet d'une procédure distincte. L'accusation soutient que Monique Olivier n'agissait pas par peur mais participait de manière consentante.

A propos de l'affaire Danais, Monique Olivier a raconté à la barre que la jeune fille avait été convaincue de monter dans le véhicule du couple près d'un supermarché, sous un faux prétexte. Elle avait ensuite été violée par Michel Fourniret, qui avait abandonné son corps sur une plage, où il a été retrouvé trois jours plus tard. La victime a été décrite à la barre par ses anciennes camarades d'école : "une petite fille frêle, fragile, presque maladive, extrêmement timide", "douce, pas très téméraire", "la dernière personne à qui on penserait que ça puisse arriver".

Dans les heures précédentes, l'enquête a montré que Michel Fourniret et son épouse, venus des Ardennes spécialement, avaient comparu au tribunal correctionnel de Nantes pour des dégradations commises le 19 décembre 1987 au domicile de l'ancien ami de Monique Olivier, près de Nantes. L'audience s'était achevée par une peine de quatre mois de prison ferme pour Michel Fourniret, sans mandat de dépôt à l'audience, et quatre mois de prison avec sursis pour Monique Olivier. Avant de s'en prendre à la petite Danais, le couple avait reconduit son avocat à la gare.

La famille de Natacha Danais a témoigné à la barre du désarroi connu pendant les 13 années où le nom de l'assassin n'était pas connu. "J'avais l'impression que police et justice ne faisaient rien, j'ai même sombré dans l'alcool", a dit la mère de la victime dans une déposition lue à l'audience. La soeur de Natacha Danais a changé d'école. "J'avais perdu mon identité, je n'étais plus que la soeur de Natacha", a-t-elle expliqué

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Lun 21 Avr - 18:51

Une rescapée raconte sa "terreur permanente"

La jeune femme, alors âgée de 25 ans, avait été agressée alors qu'elle s'apprêtait à fermer son salon de toilettage pour chiens installé en Belgique.
Lors de l'audience, Michel Fourniret a reconnu le vol avec arme, mais a contesté l'accusation de tentative de viol.


Une jeune femme belge de 37 ans, victime en 1995 près de Namur d'une agression et d'une tentative de viol attribuées à Michel Fourniret, a raconté lundi devant la cour d'assises des Ardennes comment elle vivait encore dans un état de "terreur permanente". "Ça reste présent au quotidien, dès qu'il y a un film violent à la télévision, dès que je vois une cagoule dans la rue, il y a plein de choses qui reviennent", a expliqué à la barre Joëlle Parfondry. "Elle vit dans un état de terreur permanente, un état de stress généralisé", a raconté Patrick Biason, son mari, qui a également témoigné des difficultés de son épouse pour "se reconstruire" depuis cette agression pour laquelle est jugé Michel Fourniret, également accusé de deux autres agressions et sept meurtres aggravés.

La jeune femme, alors âgée de 25 ans, avait été agressée le 19 janvier 1995 vers 17 heures, alors qu'elle s'apprêtait à fermer son salon de toilettage pour chiens installé à Jambes, dans la banlieue de Namur. Selon l'accusation, Michel Fourniret, cagoulé et armé d'un pistolet et d'un couteau, avait fait irruption dans le salon et ligoté la jeune femme. Il lui avait caressé la poitrine puis tenté de la violer. C'est en simulant un état de grossesse, qu'elle avait finalement réussi à convaincre l'accusé de ne pas la violer.

"C'est un froid qui vous reprend. Tout revient (...) Il y a son nom partout, son visage partout, c'est très dur", a expliqué la victime au président de la cour, Gilles Latapie, qui l'interrogeait sur sa difficulté accrue à surmonter ses angoisses depuis l'ouverture le 27 mars du procès du tueur en série présumé. "Elle a un sentiment de culpabilité très, très fort. Elle se demande pourquoi elle est toujours en vie", a précisé son mari.

En 2004, Monique Olivier, la femme de Fourniret jugée à ses côtés pour complicité dans plusieurs affaires, avait avoué aux enquêteurs belges que son mari était l'agresseur de la jeune femme. Lors de l'audience, Michel Fourniret a reconnu le vol avec arme. Mais il a contesté l'accusation de tentative de viol, comme lors de l'instruction.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 23 Avr - 19:49

"J'irai cracher sur votre tombe"

Le père de Céline Saison, que Michel Fourniret a reconnu avoir tuée, a imposé mercredi un face-à-face intense au tueur en série présumé.
Céline Saison avait disparu le 16 mai 2000 à Charleville. Des restes de son corps avaient été retrouvés en juillet par des promeneurs dans un bois en Belgique.


Le père de Céline Saison, que Michel Fourniret a reconnu avoir tuée, a imposé un face-à-face intense au tueur en série présumé mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qui examine l'assassinat de cette lycéenne de 18 ans enlevée à Charleville-Mézières en 2000. "C'est la troisième fois qu'on se rencontre, deux fois vous avez fui, une fois en Belgique, une fois en France, lors des reconstitutions. Cette troisième fois est la bonne", a lancé d'une voix calme, Jean-Pierre Saison, le père de la jeune fille, debout face au box des accusés.

"Je veux simplement vous regarder, vous verrez peut-être à travers mes yeux le regard de Céline", a-t-il poursuivi avant de fixer en silence pendant quelques secondes Michel Fourniret. "J'ai tellement de haine que si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe", a-t-il ajouté. Dans une salle annexe où près de 200 personnes assistaient aux débats retransmis sur grand écran, le public a applaudi spontanément cette dernière remarque.

Céline Saison avait disparu le 16 mai 2000 à Charleville après avoir passé une épreuve de bac blanc dans son lycée. Des restes de son corps avaient été retrouvés le 22 juillet 2000 par des promeneurs dans un bois en Belgique, le long de la frontière franco-belge.

Dans cette affaire, Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés, est accusé d'avoir enlevé, violé et tué la lycéenne. En début d'audience, l'accusé a reconnu l'enlèvement et l'assassinat, mais il a contesté l'accusation de viol. Son épouse Monique Olivier, renvoyée pour complicité dans plusieurs affaires, n'est pas poursuivie dans ce dossier.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Ven 25 Avr - 17:37

Les larmes de Monique Olivier, l'aveu de fourniret

L'ex-épouse de Michel Fourniret a fondu en larmes jeudi au deuxième jour d'audience consacré à l'examen de l'assassinat de Céline Saison en 2000.
Michel Fourniret, qui ne reconnaissait que l'enlèvement et le meurtre de cette jeune fille, a finalement admis avoir violé la jeune fille.

Monique Olivier a craqué. L'ex-femme de Michel Fourniret, assise dans le box des accusés, a été secouée de sanglots pendant quelques minutes, jeudi après-midi, alors qu'un médecin légiste belge, qui avait procédé à l'autopsie du corps de Céline Saison, 18 ans, témoignait devant la cour d'assises des Ardennes. Auparavant, elle s'était entretenue avec Me Jean-Paul Delgenes, un de ses trois avocats commis d'office. "On a préparé le procès. C'était très difficile. C'est aussi difficile d'être jugé", a déclaré à la cour Me Richard Delgenes, un autre de ses avocats, pour expliquer l'état de sa cliente. "Monique Olivier participe autant que faire se peut. (...) Avec nous, elle craque. Il y a des jours, il faut que cela sorte. Aujourd'hui, elle a craqué", a-t-il ajouté. Monique Olivier a ensuite refusé de répondre à une question de Me Hervé Dupuis, l'avocat de la famille Saison. "Je refuse de répondre. Posez la question à Michel Fourniret", s'est-elle contentée de dire, des tremblements dans la voix.

Depuis mercredi, la cour examine l'enlèvement, le viol et le meurtre de Céline Saison, enlevée le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières. Son corps avait été découvert le 22 juillet 2000 dans un bois en Belgique. Monique Olivier n'est pas poursuivie dans ce dossier. Depuis le début de l'examen des faits, les avocats de la partie civile ont néanmoins vivement interpellé l'épouse du tueur en série présumé sur son absence de réaction. Le soir du meurtre, son mari lui avait raconté les faits et montré le visage de sa victime sur des photos retrouvées dans le sac de la lycéenne.

Michel Fourniret, qui garde le silence sur les faits depuis le début du procès faute de huis clos, avait simplement reconnu mercredi l'enlèvement et l'assassinat de la jeune fille. Il contestait l'accusation de viol. Mais jeudi, il est revenu sur ses déclarations. "Si je considère la question sous l'angle juridique, à ce moment-là je m'interdis toute nuance, et je dis oui, je reconnais cette inculpation" pour viol, a finalement déclaré l'accusé au président Gilles Latapie, qui s'était employé pendant plus de trente minutes à essayer de le faire parler.

Lors de ses aveux en 2004 en Belgique, rapporté mercredi à la barre par un enquêteur de la police judiciaire de Reims, Michel Fourniret avait admis avoir "pénétré" sa victime, mais ne pas l'avoir "déflorée". Avant cette déclaration jeudi de l'accusé, la cour a visionné un nouvel extrait des aveux filmés de Michel Fourniret devant les enquêteurs belges. Dans cet extrait d'une dizaine de minutes concernant le viol et le meurtre d'Elisabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans, et dans lequel il évoque également le viol de Céline Saison, l'accusé a expliqué la façon dont il arrivait à obtenir le "consentement" de ses victimes.

"Par mes paroles, par la fermeté, j'entends obtenir l'acceptation de la personne. Si elle réagit en se débattant, le processus se trouve enrayé. L'opposition se transforme en combat, et ce combat est hors du schéma initial", explique-t-il. "Je ne pourrais pas prendre quelqu'un de force, sans son assentiment, je ne le pourrais pas", ajoute-t-il. Il explique alors comment il avait exigé de Céline Saison qu'elle lui demande poliment de lui faire l'amour, avant de la menacer de la rendre aveugle avec de l'acide si elle refusait. "Il s'agit d'une contrainte plus efficace et plus efficiente que n'importe qu'elle action brutale (...) Il y a consentement de cette façon-là, sans recourrir à des coups", conclut Fourniret.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Lun 28 Avr - 18:47

Fourniret conteste une tentative d'enlèvement

Lundi, le tueur en série présumé a reconnu avoir abordé une jeune fille de 14 ans, en 2002 dans les Ardennes belges, mais nié avoir voulu l'enlever.
Sandra Noirot, aujourd'hui âgée de 22 ans, a raconté comment il avait abordé ce matin-là au prétexte de venir chercher une petite fille de six ans.


"Je ne reconnais aucune infraction", a déclaré Michel Fourniret, lundi, au début de l'audience consacrée à l'examen de la tentative d'enlèvement de Sandra Noirot, alors âgée de 14 ans, à la gare de Gedinne, dans la province de Namur, le 22 février 2000. "Je maintiens dans le détail chacune de mes déclarations", lors de l'instruction où il a reconnu avoir abordé une jeune fille à la gare mais nié avoir voulu l'enlever, a-t-il ajouté.

Sandra Noirot, aujourd'hui âgée de 22 ans, a raconté devant la cour comment Michel Fourniret l'avait abordée un samedi matin alors qu'elle attendait un train à la gare de Gedinne, déserte à cette heure. Il l'aurait accostée au prétexte de venir chercher une petite fille de six ans. "Il est parti. Cinq minutes après, il est revenu, il m'a demandé où j'allais. Il m'a proposé d'aller à Libramont et m'a dit : 'Si tu m'accompagnes, je te donnerai 10.000 francs (belges, environ 250 euros)", a raconté la jeune femme, mère d'un enfant et enceinte de sept mois.

Sandra Noirot a indiqué que devant son refus de le suivre, l'accusé avait alors changé d'expression. "Il m'a attrapé le bras en fronçant les sourcils, avec un regard méchant, pour m'effrayer", a-t-elle poursuivi, en indiquant avoir remarqué une "camionnette blanche" stationnée à proximité de la gare, d'un type identique à celle que Fourniret est accusé d'avoir utilisé dans d'autres enlèvements. Elle avait déposé plainte le soir-même auprès de la gendarmerie. Ce n'est qu'en 2003, lors de l'arrestation de Michel Fourniret, que le lien avait établi avec la tentative d'enlèvement de Sandra Noirot.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 29 Avr - 21:58

"Merci de vous être tu"

Les proches d'une adolescente de 13 ans que Michel Fourniret a reconnu avoir enlevée et tuée en 2001 ont vivement interpellé l'accusé mardi.
Mananya Thumpong avait disparu le 5 mai 2001 à Sedan après avoir passé l'après-midi à la médiathèque de la ville.


Les proches de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Michel Fourniret a reconnu avoir enlevée et tuée en 2001, mais nie avoir violée, ont vivement interpellé l'accusé aux assises des Ardennes mardi, après avoir évoqué avec émotion le souvenir de la jeune fille. "Vous croyez être un homme ? Pour moi, vous êtes un rien du tout. (...) Est-ce que moi je ferais ça ? Est-ce que je ferais ça à ta petite fille, à une petite Fourniret", a lancé à la barre dans un français parfois défaillant Kanyarat Thumpong, la mère de Mananya, originaire de Thaïlande, en se tournant vers le tueur en série présumé.

"Surtout ne vous levez pas, c'est la hauteur qui vous convient. Merci de vous être tu. Merci de ne pas ajouter à la cruauté de vos actes, la cruauté de vos paroles", a déclaré à son tour Brice Longhini, le beau-père de l'adolescente, en s'adressant d'une voix posée à Michel Fourniret, assis dans son box. Peu avant, il a évoqué avec simplicité et émotion le souvenir d'une adolescente qui "aurait 21 ans aujourd'hui, mais ne les aura jamais" car "quelqu'un avait décidé que tout devait s'arrêter".

Mananya Thumpong avait disparu le 5 mai 2001 à Sedan, dans les Ardennes, après avoir passé l'après-midi à la médiathèque de la ville. Des restes de son corps avaient été retrouvés le 1er mars 2002 en Belgique, à une quinzaine de kilomètres de la frontière franco-belge. Le premier mari de Kanyarat Thumpong, Hervé Guy, a expliqué à la barre que Mananya Thumpong et sa soeur cadette étaient arrivées en France en 1994 après son mariage avec Kanyarat Thumpong en Thaïlande en 1992. La famille était ensuite retournée en Thaïlande pendant deux ans, de 1998 à 2000.

En début d'audience, Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés, a reconnu l'enlèvement et l'assassinat de l'adolescente. En revanche, comme à l'instruction, il a contesté le viol. Dans ces deux dossiers, Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret jugé à ses côtés, n'est pas poursuivie.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 30 Avr - 19:07

"Michel voulait que je fasse comme si j'étais une jeune fille"

Monique Olivier a reconnu qu'elle simulait parfois, lors de leurs ébats, des scènes de crimes.
"Il me demandait que je lui dise : Monsieur, s'il vous plaît... et puis lui dire : Merci, Monsieur", a-t-elle déclaré, embêtée.


Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret, a reconnu mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qu'elle avait rejoué avec son mari des scènes de crimes lors de leurs relations sexuelles, simulant le rôle d'une victime implorant l'accusé.

Monique Olivier, longuement interrogée sur sa vie sexuelle par un avocat des parties civiles, a fini par reconnaître du bout des lèvres qu'elle avait accepté "quelquefois" à la demande de son mari, de simuler le rôle d'une jeune fille contrainte à lui demander de lui pratiquer une fellation.

"Il voulait que je fasse comme si j'étais une jeune fille qui l'abordait", a-t-elle répondu à l'avocat de la famille de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Michel Fourniret a reconnu mercredi avoir enlevée et tuée, mais qu'il nie avoir violée. "Il fallait que je lui demande s'il voulait bien faire l'amour avec moi", a-t-elle poursuivi.

"Il me demandait que je lui dise : Monsieur, s'il vous plaît... et puis lui dire : Merci, Monsieur", a-t-elle ajouté. "Suis-je obligée de répondre à ces questions là? Ca me gêne. Ca m'embête de parler de ça... C'est ma vie privée", n'a-t-elle cessé de répéter, avant de reconnaître avoir "conscience" qu'elle redisait, pendant ces scènes, les paroles que les victimes avaient été contraintes d'adresser à son mari.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 6 Mai - 19:00

La "vie rêvée" de Monique Olivier

Compte-rendu - Pour la première fois loquace lundi devant la cour d'assises des Ardennes, l'épouse de Michel Fourniret s'est présentée en personne soumise.

Le compte-rendu d'Hélène Lecomte, envoyée spéciale de LCI à Charleville Mézières


La cour d'assises des Ardennes se penche désormais sur les personnalités des deux accusés. Avec un mystère à éclaircir : l'énigme Monique Olivier. Femme soumise enfermée dans une vie subie ou muse criminelle maître de son destin, elle choisit la première option quand elle se raconte aux jurés et leur livre entre les lignes ce dont sans doute elle rêve désormais.

Parfois peut-être ou même souvent, Monique Olivier se repasse le film de sa vie comme elle l'a fait devant ses juges. L'histoire, dit-elle, "d'une solitaire qui a besoin d'amour, qui aime la compagnie des gens, cette présence qui lui a manqué toute sa vie". Ainsi se définit l'accusée du box quand on lui demande qui elle est. "Je ne peux pas vous dire que je sais ce que c'est que l'amour. Aimer quelqu'un et être aimée, je ne sais pas ce que c'est". Alors sans doute dans sa cellule, elle se laisse aller à rêver d'autre chose.

Dans ce songe, son père n'a plus de fils préféré, et elle a sa place au sein de sa famille, son frère ne lui ferme pas la porte quand un jour elle se présente pour le déjeuner mais qu'il n'y a rien pour elle.

Dans cette autre vie, elle ne rencontre jamais André Michaux, le père de ses deux aînés. Cet homme qui l'aurait humiliée, torturée. C'est ce qu'elle raconte, soutient, même s'il le nie, même si ses enfants n'ont jamais vu le visage de ce père prétendument violent. Elle n'aurait pas eu à le quitter, à contracter ce mariage blanc avec un Américain de passage, elle ne serait jamais tombée, à bout de lassitude, sur cette annonce dans le journal. Celle du détenu Fourniret qui cherche à correspondre. Ils ne se seraient ni écrit, ni promis le pire avant de le partager. Elle ne l'aurait pas suivi de maisonnette en château en taudis. Elle ne serait pas là dans le box, fixée par plusieurs dizaines de familles endeuillées et meurtries. Dans sa vie fantasmée, Monique Olivier aurait connu l'amour et l'amour propre. Elle serait médecin, instruite, intelligente. Elle ne bafouillerait pas, ne tremblerait pas ... Rien ne serait arrivé.

Parce qu'elle est certaine Monique Olivier, qu'elle n'a jamais eu le choix, qu'elle était condamnée à subir ce vide qu'elle raconte. Elle est persuadée qu'elle n'a pas choisi de tomber sur Michaux le "paranoiaque" puis sur Fourniret le "maniaque sexuel". "Je ne l'ai pas fait exprès", assure-t-elle mais qui la croit? A Fourniret, elle donne 16 ans de sa vie, n'aurait rien eu en échange, que la peur de partir, de le dénoncer le premier crime commis. Elle assure n'en avoir rien tiré, aucun bénéfice, pourtant elle lui écrit, elle le rencontre, elle l'épouse et elle sait qui il est. Pourtant sa vie avec lui, ose-t-elle dire, était "monotone.

Et voici ses souvenirs: la cuisine à l'ancienne imposée livre de recettes ardennaises à l'appui. Les crêpes obligatoires le dimanche. Les petites fantaisies interdites comme acheter un CD pour son fils quand l'argent aurait pu aller dans un sac de ciment. Et puis c'est tout, avec Fourniret donc, il n'y avait rien.

André Michaux, elle le découvre dit-elle après la naissance de ses enfants. Il serait devenu maladivement jaloux, obsédée par l'idée qu'elle le trompait, envoyait des messages codés aux voisins en étendant son linge ou cognant d'une certaine façon son balai sur les plinthes. Pour la punir, il l'aurait traînée par les cheveux jusqu'à la baignoire avant de lui plonger la tête sous l'eau de plus en plus longtemps. Puis il l'aurait livrée à cet inconnu sur un bord d'autoroute.

Mais si Fourniret ne dit rien, Michaux tout ça, ça le fait bien rire et l'assistance aussi, plutôt de lui qu'avec lui mais quand même. Il invite le président à tenter l'expérience, forcer sa femme à plonger la tête dans la baignoire: "Il aurait fallu être trois, dit-il, deux qui la tiennent ... et, éclats de rire généralisé, un troisième qui la fout dans l'eau. Essayez ce soir avec votre dame". Même chose pour l'inconnu de la zone industrielle : "Madame n'avait pas besoin de moi pour ce genre de bétise, pour faire une fellation c'est tout un art". Même les parties civiles, même Michel Fourniret se tiennent les côtes. Monique Olivier rit jaune. André Michaux, oui, on a du mal à le prendre au sérieux, mais elle qui la croit encore? Qui imagine que cette vie, ces rencontres, elle ne les a pas voulues.

Parce que parfois, Monique Olivier sait se décider, dire non, partir. Elle l'a fait avec André Michaux, laissant derrière elle ses deux enfants. Puis elle choisit Michel Fourniret et surtout de ne pas le quitter pour tenter justement cette autre vie qui lui offrait qui sait un rêve cette fois inavoué et inavouable.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mar 6 Mai - 21:44

Les larmes de "l'ogre des Ardennes"

Accusé de sept meurtres aggravés de jeunes filles, Michel Fourniret a pleuré pour la première fois à son procès, mardi.

Elle s'efforçait de le faire sortir de son mutisme, il a pleuré. Michel Fourniret, accusé aux assises des Ardennes de sept meurtres aggravés de jeunes filles, a pleuré pour la première fois à son procès, mardi, lors d'une confrontation avec la fille d'un des ses anciens employeurs.

Le face-à-face avec Dominique Catoire, 55 ans, héritière de l'entreprise du même nom, où Fourniret a travaillé comme fraiseur puis chef d'équipe dans les années 1960, s'est produit au premier jour de l'examen de la personnalité de l'accusé.

Alors qu'elle témoignait à la barre de la relation forte entre son père aujourd'hui décédé et le jeune Fourniret, Dominique Catoire a demandé à s'adresser directement à l'accusé, puis a tenté pendant de longues minutes d'obtenir les explications dont il prive la cour depuis six semaines.

"Ce que Papa t'a enseigné, c'est l'amour de ton prochain et surtout d'admettre tes erreurs et de les assumer. Fais-le pour lui", a-t-elle déclaré. "Je ne peux pas", a alors lâché Fourniret, en contenant péniblement ses sanglots et en s'agrippant à la paroi du box. "J'ai pris une décision (de ne rien dire hors huis clos, ndlr), je ne peux en changer", a-t-il ajouté.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Mer 7 Mai - 18:19

L'esprit de famille, malgré tout...

En étudiant les personnalités de Monique Olivier et Michel Fourniret, la cour apprend à mieux connaître les accusés.
En entendant leurs proches, ces juges découvrent malgré les haines et les différences, une solidarité qui passe avant l'effroi.

Le compte-rendu d'Hélène Lecomte, pour LCI et LCI.fr à Charleville-Mézières


Quand sa mère, Monique Olivier, est arrêtée, "M." a 24 ans, un peu d'argent en poche. Son premier réflexe : prendre un billet de train. Aller-retour jusque chez les Fourniret, plus de 1000 kilomètres, une seule idée en tête, récupérer leur fils, son demi-frère, "S.". Son objectif, le sortir de là et l'emmener très loin jusque chez son père à lui : le premier compagnon de Monique Olivier.

S'il est d'abord surpris, ce dernier accueille comme une évidence l'arrivée du jeune homme. Lui qui est pourtant l'enfant du couple qui aurait conclu un pacte sur sa tête, qui a tenté, il en est certain, de lui faire la peau à plusieurs reprises,. "Il est arrivé, je l'ai protégé, j'ai fait comme si c'était le mien" explique André Michaux. La cible des Fourniret élève donc seul les deux garçons, même quand il tire le diable par la queue, puis avec son aîné il en recueille un troisième. Ils font abstraction de son passé, de tout ce qu'il a vécu, tentent de lui sortir la tête de l'eau. Aujourd'hui S. est indépendant, il travaille, il a même un CDI.

Sa mère se souvient peut-être qu'elle aussi, rejetée par son frère, a été accueillie par celui de Michel Fourniret. Quand il part en prison, elle frappe à sa porte, son fils sous le bras, les créanciers sur le dos. "On a donc répondu présent et comme il y avait un enfant et quelque chose que l'on devinait dangereux du côté de Michel, il fallait l'aider contre ses éventuels débordements". Une histoire qui se répète. En 1984 déjà, autre femme, autre époque mais même moeurs pour Michel Fourniret. Sa seconde épouse, Nicole, est elle aussi criblée de dette avec un mari incarcéré, poursuivi pour des agressions sexuelles. Nicole, témoin elle aussi au procès, et qui dort chez André, le grand frère avant de venir déposer.

Solidaire, ce frère aîné l'est encore avec cette fois les familles de victimes. Il admet sincèrement qu'il préfère être à sa place, malgré les soucis, plutôt qu'à la leur. Il se tourne vers ce banc des parties civiles: "Pour nous ce n'est pas de la douleur, à côté des familles, je ne me sens pas le droit de me plaindre. L'affection que je vous porte est forte" Les yeux dans les yeux, il leur demande si elles l'acceptent, "nous l'acceptons", souffle la mère de Fabienne Leroy, la deuxième victime. "Si un jour ils ont besoin de quelque chose, un avis, un conseil, je m'efforcerais toujours de le leur apporter". Et les parties civiles le remercient, lui, le frère de l'assassin.

Bien sûr, il a changé son nom. A 74 ans : "pour mes correspondants, mes interlocuteurs, c'était une marque de politesse". Bien sûr aujourd'hui, plus personne ne veut s'appeler Fourniret, ses ex-femmes vivent sous leur nom de jeunes filles, trois de ses enfants ont pris le nom de leurs mères. "Qui porte encore votre nom aujourd'hui?", lui demande le président. L'accusé est donc le dernier des Fourniret. Le seul aussi qui refuse de parler de lui et des siens mais qui, tout comme Monique Olivier demeure à jamais une maman pour son grand fils, reste un frère pour son aîné. Il reste ce Michel un peu bourru mais sympa, le pseudo intellectuel qui veut épater la galerie, le bluffeur qui peut redevenir "gentil quand on manifeste une force supérieure à la sienne".

André oscille donc entre deux extrêmes. Il n'a pas envie de défendre un assassin d'enfants mais ne veut pas non plus attaquer trop fort le même sang que le sien. André qui pense avoir compris que s'il se mure dans le silence c'est pour mieux se protéger de l'insupportable qu'il reconnaît avoir commis et qui demande à la cour de ne plus l'importuner, le forcer à parler. "Vous en savez assez". Et ce grand frère ne coupe pas les ponts, ne ferme pas la porte à une éventuelle rencontre. Il montre surtout que chez lui, un Fourniret pourtant, même s'il ne se fait plus appeler ainsi, il peut aussi y avoir du bon.

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MessageSujet: Re: Affaire Fourniret   Jeu 8 Mai - 17:17

L'ombre d'Estelle

Alors que l'accusé a promis de sortir du silence, plusieurs cas non résolus de disparitions de jeunes filles s'invitent au procès.

Sur la cour d'assises planent les souvenirs et les visages des sept victimes de Michel Fourniret. Mais à leurs ombres, s'ajoutent souvent celles d'autres disparues. Joanna Parish et Marie-Angèle Domèce bien sûr. Michel Fourniret et Monique Olivier sont depuis peu mis en examen dans ces deux dossiers. Et Monique Olivier accuse son mari. Pourtant, c'est en particulier à la petite Estelle Mouzin, disparue en janvier 2003 à Guermantes, que certains avocats des parties civiles pensent plus particulièrement.

Plusieurs fois, ils ont demandé à Michel Fourniret s'il avait tout dit, s'il n'effaçait pas de son tableau criminel quelques-uns de ces crimes. Ils ne peuvent pas croire qu'il serait resté presque 10 ans sans partir "en chasse" pour reprendre sa propre expression. Stéphanie Duchatel est capitaine de police au SRPJ de Versailles. Son dossier à elle, justement, c'est celui d'Estelle. Elle vient témoigner à la demande de Michel Fourniret. "On a passé une journée ensemble", explique-t-elle. Elle se souvient qu'avec lui le courrant est passé. Ensemble, ils ont même évoqué sa famille et Michel Fourniret se serait ému à l'évocation de Nicole, sa seconde épouse, et de ses enfants.

Stéphanie Duchatel admet aussi qu'en tant qu'enquêteur, bien sûr, elle voulait rencontrer, un brin fascinée, LE personnage. Elle veut s'adresser directement à Michel Fourniret : "Vous avez collaboré, je garde un bon souvenir de cette journée, je vous repose la question en espérant de la sincérité et de la vérité, vous êtes le seul à savoir". "Ma réponse est tout à fait claire, assure l'accusé, je n'ai rien à voir, rien à voir ni de près ni de loin avec l'enlèvement d'Estelle Mouzin". La policière se souvient qu'en montrant la photo de cette enfant de 9 ans, Monique Olivier lui avait assuré : "ça, ça pourrait lui plaire" ; mais elle lui avait dit aussi : "quand on a vu sa photo à la télé, il a dit, ça, ça n'est pas moi". Stéphanie Duchatel précise que Michel Fourniret a répondu à toutes les questions qu'elle et trois autres de ses collègues lui ont posées ce jour-là.

Maître Didier Seban, l'avocat du père de la petite Estelle, revient à la charge. "Ça, ça aurait pu vous plaire ?"... Long silence de Michel Fourniret... Hier déjà, la lancinante question du sort d'Estelle était venu sur le tapis. Réponse de l'accusé : "Monsieur Seban tient à obtenir, pour les parents en attente d'une réponse, des aveux. Je n'ai eu de cesse de lui dire que je ne suis pas concerné". A la policière, il ne répète pas autre chose mais y met cette fois les formes. Elle lui explique qu'elle aurait aimé faire avec lui le point et "un peu de bien si c'est possible". L'accusé ne dit pas non : "Message reçu 5 sur 5", mais évidemment pas ici. Il lui propose donc de la rencontrer un autre jour en un autre lieu. Stéphanie Duchatel accepte le rendez-vous mais concède que dans ce dossier Estelle, elle et son équipe, si aguerris soient-ils, n'auraient pas pu faire plus. Michel Fourniret a toujours démenti son implication dans la disparition de la fillette.

Mais attention, il a déjà juré sur la tête de SA petite fille qu'il n'avait pas tué Céline Saison en 2000 ; sa famille est pourtant sur le banc des parties civiles et il a reconnu les faits. Michel Fourniret avait aussi étrangement associé aux noms de ses deux dernières victimes, Céline Saison et Mananya Thumpong, celui d'Estelle Mouzin. Depuis il assume. Céline et Mananya ont bien été ses proies.

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Affaire Fourniret
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