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 La timidité

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nath
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MessageSujet: La timidité   Lun 28 Jan - 23:15





La timidité n'est ni une maladie ni un trait de caractère, mais un trouble bénin que beaucoup apprennent à surmonter avec l’expérience de vie. La timidité ne constitue pas un véritable handicap pour la plupart des gens.

Il y a des situations particulièrement intimidantes. Passer un examen, prendre la parole en public ou engager la conversation avec des inconnus n'est pas chose facile, surtout la première fois. Généralement, avec le temps et l'expérience, la confiance en soi augmente et la gêne disparaît. Car s'exposer, oser affronter le regard des autres, cela s'apprend.

Certains s'initient tout naturellement aux interactions sociales. Les timides réussissent en général à mener une vie en apparence satisfaisante et souvent organisée de manière à éviter les situations embarrassantes. L’évitement leur permet de camoufler, derrière une froideur ou un désintérêt apparent, une hypersensibilité au jugement d’autrui.

C’est lorsque l’intensité de la réaction émotive interfère significativement avec le fonctionnement de la vie sociale de l'individu que l’on parlera de phobie sociale et qu’il faudra penser à un traitement psychologique.

Lorsqu'elle est occasionnelle et limitée, la timidité n'empêche pas de vivre heureux. C'est le cas d'une personne qui se trouve à l'aise avec sa famille, ses amis, un entourage professionnel familier, et se plaît dans ce cadre rassurant. Même si elle éprouve des craintes face aux inconnus, elle s'arrange, dans la mesure du possible, pour ne pas y être confrontée. Plus difficile à gérer est la timidité chronique et généralisée. Celle-là témoigne d'un malaise intérieur et de difficultés relationnelles qui entravent douloureusement tout épanouissement personnel.


Peu causant, Claude ne dérange personne. Conciliant, il se plie aux désirs de ses proches, dans le privé comme au travail, car il n'a qu'une obsession: être aimé. Mais en se réfugiant dans la passivité par peur de déplaire ou de ne pas se montrer à la hauteur, il se condamne presque à coup sûr à l'isolement.

Claude s'étonne: pourquoi les autres le rejettent-ils alors qu'il est prêt à toutes les concessions, qu'il préfère le silence au conflit, qu'il cherche constamment à faire plaisir? Tous ses sacrifices seraient-ils inutiles? Qu'y a-t-il de mal à être gentil? Comment expliquer que certains de ses collègues brusques et insensibles ont plus de succès que lui avec les femmes?

Incapable de nouer d'authentiques amitiés, fréquemment déçu en amour, Claude en vient à se replier sur lui-même et à fuir les contacts. Il se sent incompris et victime d'un destin injuste.

Claude craint les autres dont il souhaite tant être reconnu. Et plus les autres sont nombreux, plus il se sent menacé. Le pire, pour lui, ce sont les soirées en société.

Malgré ses efforts et la lecture de quelques livres sur le sujet, Claude se demande sans cesse si ce qu’il fait est bien, quelle impression les autres ont de lui, s’il auraît dû faire les choses différemment, comment les gens vont réagir à ses faits et gestes.

Il a toujours l’impression d’être jugé, d’être sur la sellette. Un regard, un sourire, un silence, et il se retrouve déstabilisé. À chaque fois, il a l’impression de passer un examen, d’être coupable de quelque chose.


Christophe André et Patrick Légeron, psychiatres à l'Hôpital Sainte-Anne à Paris analysent dans leur livre La Peur des Autres (Editions Odile Jacob, 1998) le trac, la timidité et d'autres formes d'anxiété sociale, dont ils décrivent les manifestations psychologiques les plus fréquentes:

- Appréhension à se retrouver en point de mire de la part d'autrui; se sentir observé, se croire évalué, penser que cette évaluation est négative.


- Perception excessive de sa vulnérabilité: se sentir fragile, transparent aux yeux d'autrui, peu apte à se protéger, à se défendre, maladroit pour se contrôler et contrôler la situation, peu performant.


- Autodévalorisation importante de ses propres comportements sociaux, même adaptés.


- Surévaluation des exigences existant dans une situation ou une relation donnée.


- Sentiment d'une agressivité latente ou potentielle de la part d'autrui: les autres sont plus puissants, plus compétents, et peuvent agresser en paroles ou en actes.


- Hypervigilance portée à ses propres manifestations d'anxiété.



La timidité, selon ces auteurs, est un type particulier d'anxiété sociale non pathologique, "exprimant une manière d'être durable et habituelle, marquée par une tendance prononcée à se tenir en retrait et à éviter de prendre l'initiative dans tout type de situation sociale, une gaucherie lors des interactions sociales, malgré un désir relatif de se confronter à certains échanges." La timidité n'exclut pas des capacités d'adaptation, comme en témoignent de nombreuses personnalités du spectacle ou des médias qui racontent comment ils ont surmonté leur timidité en choisissant une profession les poussant à affronter ce qui les angoissait.

Les personnes timides prennent moins souvent la parole que les autres, sourient moins, regardent moins dans les yeux, mettent plus longtemps à répondre ou à relancer la conversation; les temps de silence sont plus fréquents dans leurs discours. Leur registre de mimiques et d'expressions est moins riche.

Les thérapies cognitivo-comportementales proposent des techniques qui permettent d'affronter progressivement les situations redoutées tout en travaillant sur les pensées négatives qui sont à l'origine de la timidité.

La vie sentimentale, sociale et professionnelle des timides est marquée par les occasions perdues et aboutit souvent à la solitude.

Si nous nous imposons certains actes par peur du jugement d'autrui, et surtout par la peur de ne pas être toujours "aimables", nous empruntons des rôles successifs qui nous font perdre de vue qui nous sommes. (Catherine Bensaï, 1992). Ces rôles nous rendent étrangers à nous-mêmes. Ils nous coupent de l'essentiel de ce que nous vivons. Il ne reste que le vide et la crainte d'être démasqué. A force de ne rien laisser passer de leurs émotions, de leurs idées personnelles, comment les timides pourraient-ils découvrir ce qu'ils tiennent si fortement caché? Pensant que "de toutes les façons les autres n'ont pas de temps à perdre à écouter leurs histoires", il leur semble plus naturel de faire partie de ceux qui écoutent que de ceux qu'on écoute.

Personne ne peut se sentir bien s'il est confronté à un sentiment d'inexistence; il n'y trouve que solitude et un profond désarroi. Dans cette méconnaissance de lui-même, dans cette non-réalisation, il est plus que jamais la proie du désir d'autrui: il n'existe plus que dans le regard des autres, seuls capables alors de lui donner vie. Il serait préférable que nous laissions s'exprimer davantage nos sentiments et nos pensées, parce qu'en les disant nous pouvons mieux les connaître, et qu'ainsi nous donnons la chance aux autres de nous reconnaître pour ce que nous sommes.

Parler, c'est prendre un risque. Risque d'être désapprouvé, d'entrer en conflit, de montrer ses faiblesses. Pire, d'être blessé. Mais parler, c'est aussi et surtout une chance: de dialoguer, d'approfondir la relation avec l'autre, de se montrer tel qu'on est... et même d'être apprécié!


Les gens qui apprennent à s'affirmer ont davantage confiance en eux et ont moins besoin d'être approuvé par les autres. Parfois, on a peur de s'affirmer parce qu'on a peur de perdre l'approbation des autres. C'est comme si l'on disait: "Je ne peux pas vivre sans l'approbation des autres". Ce que l'on oublie, c'est qu'en ne s'affirmant pas, on ne peut, de toute façon, se garantir l'approbation des autres. Les gens peuvent avoir pitié de quelqu'un qui ne s'affirme pas, mais pas nécessairement l'approuver.

De plus, cette pitié peut facilement se transformer en irritation et en rejet. Apprendre à communiquer de façon affirmative peut accroître la confiance en soi, ce qui nous rend moins insécure, moins vulnérable.

Les individus qui ont de la difficulté à s'exprimer dans plusieurs situations et avec plusieurs personnes disent qu'ils ont un sentiment de faible estime de soi, de dépression, de grande anxiété dans leurs relations avec les autres. Elles se sentent non appréciées, utilisées par les autres, exploitées. Elles ont des manifestations somatiques, tels que maux de tête, douleurs à l'estomac, etc... .



COMMENCER ET MAINTENIR UNE CONVERSATION


La plupart du temps, ce qui vous empêche de commencer une conversation avec quelqu'un, c'est 1) l'anxiété., 2) ne pas être certain si l'autre veut parler avec vous ou 3) ne pas savoir comment commencer.

En ce qui concerne l'anxiété, disons qu'il vous faut changer l'anxiété paralysante en une anxiété stimulante, apprendre à avoir des pensées constructives et des comportements plus efficaces et cesser d'éviter des situations à cause de votre anxiété.

Le deuxième point concerne le fait que vous pouvez vous empêcher de commencer une conversation parce que vous vous demandez si l'autre veut vraiment parler avec vous. Pour résoudre ce problème, il vous faut devenir un bon observateur des caractéristiques verbales et non verbales de l'autre, indices qu'il veut ou non engager une conversation. Quels sont ces indices?

En général, une personne qui ne veut pas parler va sourire très peu, avoir un regard plutôt hostile ou ne pas vous regarder, être tendue, nerveuse, avoir une voix dure, répondre très brièvement et "sèchement" à vos questions et ne pas poser elle-même de questions.

Par contre, une personne qui a le goût de parler avec vous va sourire, avoir un regard, une voix et des gestes chaleureux, accueillants, répondre à vos questions en donnant de l'information sur elle-même et poser elle aussi des questions.

À partir de ces signaux (et peut-être de d'autres que nous vous encourageons à découvrir), vous pouvez savoir si une personne est prête à parler avec vous et décider si oui ou non vous allez commencer ou continuer une conversation avec cette personne.

Le troisième point qui pourrait vous empêcher de commencer une conversation, c'est de ne pas savoir comment commencer.

Vous pensez peut-être que, pour ne pas avoir l'air stupide, il faut commencer une conversation en disant quelque chose de très profond ou de très drôle ou de très intéressant. Au contraire, nous croyons que les premières phrases que vous dites ont assez peu d'importance. L'important, c'est de montrer à l'autre que vous êtes intéressé à parler avec lui (ou elle) et à le (la) connaître davantage. Alors, ne craignez pas d'employer des clichés du genre: "Il fait beau aujourd'hui" ou "Avez-vous déjà vu autant de neige?".

Servez-vous de la situation qui est commune aux deux: "Il y a vraiment beaucoup de monde à ce spectacle" ou "J'aime bien ce magasin, mais il n'y a pas beaucoup de vendeurs pour nous aider" ou "Puis-je vous aider à porter vos paquets?".

De plus, tentez d'utiliser l'information que vous possédez sur l'autre personne, ce que vous voyez de lui (ou d'elle). Par exemple, vous êtes devant une personne qui tient dans ses mains un livre sur la musique; alors vous pouvez lui dire: "Je remarque que ,vos avez un livre sur la musique. C'est un sujet qui vous intéresse?". Ensuite, quant "la glace est cassée" et que vous avez observé que l'autre est d'accord pour parler avec vous, vous pouvez graduellement devenir plus personnel.

Les principaux comportements verbaux qui nous permettent d'entrer en contact avec quelqu'un et de maintenir la conversation sont les suivants:

1. Poser des questions ouvertes.

2. Écouter l'autre d'une façon active.

3. Donner de l'information sur soi.

4. Utiliser l'information que l'autre nous donne sur lui-même.

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MessageSujet: Re: La timidité   Jeu 31 Jan - 0:50

j'ai pas lu tout ton pavé lol la flemme xD.

Mais il à l'air très interressant je le lirais plus tard sans aucun doute =).

Perso j'étais très timide avant mais depuis quelque années (je dirais environ 5 ou 6 ans) ça va de mieux en mieux ... j'ai commencé par me lancer des petits défis pour surmonter ça, parler à quelqu'un pour lui demander un renseignement (que je connaissais déjà la plupart du temps ^^) et ainsi de suite des choses toujours un petit peu plus osé et aujourd'hui je suis plus à l'aise avec mon environnement, mon entourage et les gens en général.
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MessageSujet: Re: La timidité   Jeu 31 Jan - 20:02

Oui j'ai trouvé ça je sais plus où, C vrai que c'est un peu long mais c'est intéressant.

Idem, j'étais très très timide avant, je le suis toujours mais ça m'handicap beaucoup moins qu'avant. Je suis plus a l'aise avec les gens qui m'entourent, j'ose un peu plus m'affirmer, mais j'ai toujours du mal quand je suis dans un endroit et avec des gens que je ne connais pas, là ma grande timidité refait surface.

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MessageSujet: Re: La timidité   Aujourd'hui à 17:54

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