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 Queen Mary II : lourdes amendes pour les responsables du drame

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MessageSujet: Queen Mary II : lourdes amendes pour les responsables du drame   Lun 11 Fév - 20:14

Les Chantiers de l'Atlantique et le constructeur de la passerelle écopent de 177.500 euros d'amende chacun. Les huit salariés poursuivis ont été relaxés.
Le 15 novembre 2003, une passerelle donnant accès au paquebot Queen Mary II s'était effondrée, entraînant la mort de seize personnes.



Les Chantiers de l'Atlantique, constructeur du Queen Mary II, et Endel, constructeur de la passerelle dont l'effondrement avait causé la mort de 16 personnes en novembre 2003, ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire à 177.500 euros d'amende chacun. Le tribunal correctionnel a notamment retenu le "défaut d'organisation dans la chaîne des contrôles" pour les Chantiers de l'Atlantique et le fait que la passerelle n'avait pas été "construite dans les règles de l'art" pour Endel. Le jugement reconnaît, pour la première fois hors catastrophe aérienne, un "préjudice permanent exceptionnel" d'angoisse. En revanche, les huit salariés poursuivis ont été relaxés. Une décision qui a provoqué la colère des proches des victimes. "Qui les a tués alors ?", s'est exclamé Yann Bartolomé, fils de l'une des victimes. "Personne ne les a tués ? Personne ? C'est une honte", a-t-il ajouté avant de sortir de la salle du tribunal sous les applaudissements.

Endel et les Chantiers de l'Atlantique ont en outre été condamnés à verser un peu plus de dix millions d'euros aux parties civiles, dont quatre millions ont déjà été versés. Au cours du procès, les avocats des deux entreprises, qui se sont rejeté mutuellement la faute de l'accident, avaient plaidé la relaxe. Pour Me Patrick Maisonneuve, avocat des Chantiers de l'Atlantique (alors filiale d'Alstom), constructeur du Queen Mary II, la passerelle était "tombée parce qu'elle avait un défaut de construction". Me Thierry Dalmasso, avocat d'Endel (groupe Suez), avait en revanche mis en cause le "détournement d'usage" de la passerelle par les Chantiers. Au final, regrette aujourd'hui le président de l'association des victimes du Queen Mary II, au cours du procès, "nous n'avons pas eu, ou très peu, de reconnaissance de la part des prévenus de leur part de responsabilité".

Défauts de conception, mauvais usage

Des peines de prison avec sursis et des amendes avaient été requises à l'encontre des deux entreprises. Le procureur Pierre-Marie Block avait pointé du doigt les "défauts de conception" de la passerelle par la société Endel et son "mauvais usage" par les Chantiers de l'Atlantique, estimant que "les deux causes avaient concouru à la réalisation de l'accident". Il avait requis 225.000 euros d'amende à l'encontre de chacune des sociétés et 7500 euros par contravention. Il avait également demandé trois ans avec sursis et une peine d'amende laissée à l'appréciation du tribunal à l'encontre des quatre salariés de chaque société, poursuivis également pour "blessures et homicides involontaires". Des réquisitions qui n'étaient "pas à la hauteur de ce qui a été subi par les victimes", regrette aujourd'hui le président de l'association des victimes.

Le 15 novembre 2003, une passerelle de 15 mètres sur 1,5 m de large donnant accès au paquebot Queen Mary II s'était effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans une cale sèche des Chantiers de l'Atlantique, entraînant 45 personnes dans le vide. Seize d'entre elles avaient été tuées et 29 autres blessées. Au cours du procès, victimes et familles de victimes avaient témoigné avec énormément d'émotion. Tous avaient fait état de leurs vies fracassées et des séquelles psychiques que le professeur Ronan Orio, psychiatre spécialisé dans les interventions sur les catastrophes, avaient comparé à la "névrose traumatique" des survivants des champs de bataille. Les 130 parties civiles réclamaient plus de 12 millions d'euros de dommages et intérêts et espèraient obtenir réparation d'un "préjudice spécifique d'angoisse et d'horreur".

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